Commentaires récents
Admin:
Archives:
avril 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
Ce que mots vous inspirent 49

marenco-susana.jpg

Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie. [Paul-Emile Victor]

Le lecteur de la peintre argentine Susana Marenco serait assez du même avis que Jean-Louis Victor. Et vous?

La phrase est lancée. Elle est à vous désormais. Faites-en ce que vous en voulez. Cogitez-la pendant une semaine, écrivez, répondez-lui, puisque ce n’est que mercredi prochain que nous vous lirons, comme le veut l’habitude de la catégorie Ce que mots vous inspirent.

D’ici là, bonne semaine à tous!

2 réponses

  1. Vivre, c’est aussi se réveiller le matin dans la patience du jour à venir, c’est accepter que la souffrance du quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de tristesse.
    Pessimiste ? Non ! Réaliste ! Ceux qui se battent vivent aussi, comme ceux qui rêvent. Ce sont parfois les mêmes, pas toujours, parfois… chacun son tour !
    Vivre ne se mesure pas à l’aune de la joie, pas seulement, en tout cas ! Heureusemnt pour la création artistique !

  2. Benoît est un homme charmant. Toujours optimiste et de bonne humeur si bien que sa bonne humeur déteint sur sa clientèle.

    Benoît est confiseur. Pas n’importe quel confiseur. Benoît confectionne ses pralines avec son cœur.
    Son bonheur est de créer des petits fours, des pralinés de toutes sortes et de délicieux gâteaux aux merveilleux arômes. Maintenant, Benoît est connu comme le loup blanc dans sa petite ville natale. Le dimanche, les gens traversent la ville pour aller chez Benoît et chaque dimanche, sa clientèle attend même sur le trottoir pour pouvoir entrer dans sa confiserie. Son magasin ne désemplit pas. Il faut dire que Benoît cherche toujours à innover et c’est la surprise pour ses clients.

    Déjà en âge de scolarisation, Benoît savait qu’un jour il serait confiseur, « artiste confiseur ». Son rêve était de rendre les gens heureux et de les voir sourire.

    Une fois sa maîtrise en poche, il trouva une jolie arcade qu’il transforma pour les besoins de son travail et son enseigne est : « La praline joyeuse ».

    Contrairement aux boulangers, il pouvait préparer ses créations le jour mais en se levant très tôt.
    Il confectionnait ses pralines avec une joie indescriptible tout en leur donnant de très jolies formes et il se disait, Ah ! Mais c’est Monsieur Dupont qui va être content. Ses pralinés avaient la forme de cœurs ou de trèfles à quatre feuilles bien alignés sur des plateaux en argent. D’autres en forme de nuages ou de fleurs. Benoît avait une imagination débordante. Il travaillait tous les jours sauf le lundi. Un jour de congé bien mérité.

    – Bonjour M. Dupont, comment allez-vous aujourd’hui ?
    – Très bien Benoît, merci. Il l’appelait par son prénom car il a connu Benoît tout petit.
    Veux-tu bien me servir 200 grammes de tes jolis cœurs, s’il te plaît.
    Je te félicite, ils sont ravissants et très tentants.

    – Un emballage cadeau, Monsieur Dupont ?

    – Oui, oui, merci. Comme d’habitude !

    Monsieur Dupont, aux tempes argentées venait trois fois par semaine pendant des années et Benoît n’a jamais su à qui était destiné ses chocolats. Cela n’avait aucune importance car il se doutait bien que la personne qui recevrait ces douceurs serait très heureuse.

    Sa journée terminée, Benoît ferme sa confiserie et rentre chez lui, fatigué mais le cœur joyeux. Il a beaucoup de chance car son appartement est juste au-dessus de son magasin. Pour lui, c’est un gain de temps inestimable.

    Ses soirées se passent très souvent en musique, lecture, écriture. Cela le détend et l’aide à trouver de nouvelles formes de pralines. Benoît est ainsi fait.

    Il y a un certain temps, Benoît avec déjà lu cette citation de Paul-Emile Victor :

    « Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie. »

    Du reste, Benoît a écrit cette citation et l’a mise bien en évidence sur sa table.

    Le souhait de Benoît est de toujours s’émerveiller afin que le miracle quotidien se reproduise pour lui, pour les autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *