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Un peu de poésie et de Bretagne 9

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Il suffit parfois de quelques vers et notre regard n’est plus le même, et tout a changé. On s’émeut et le ciel a une autre couleur. C’est ce qui est arrivé à la lectrice de Jules Daisay à la lecture de cet extrait de Fermé pour cause de poésie de Gérard Le Gouic en lisant ce passage.

Je n’ai pas un langage pour les dimanches,
des habits pour la semaine,
un lit pour aimer,
un autre pour oublier,
tout se passe dans le même
où j’aurai une vieillesse heureuse,
une agonie désespérée et batailleuse.

Je suis quotidien comme un arbre,
sédentaire comme la mer,
immobile, ô si immobile
qu’autour de moi ce sont les pierres
qui vont d’îles en îles.

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