Rien de tel que des scènes estivales pour oublier l’hiver. Vous comprendrez donc que je prendrais volontiers la place de n’importe laquelle des lectrices de Larissa Abtova, l’artiste à l’honneur en ce samedi où il neige.
Rien de tel que des scènes estivales pour oublier l’hiver. Vous comprendrez donc que je prendrais volontiers la place de n’importe laquelle des lectrices de Larissa Abtova, l’artiste à l’honneur en ce samedi où il neige.
Une illustration de Norman Rockwell pour The Saturday Evening Post.
Il m’arrive encore souvent de penser à Lucie. De me dire que j’aimerais bien voir cette pièce avec elle. D’écouter un artiste qu’elle m’a fait découvrir. De me retrouver dans des endroits que nous aimions. De rire toute seule en me remémorant certaines de nos aventures. De faire fi de la pluie et de la neige qui ne l’arrêtaient jamais, elle qui prenait des bouchées doubles ou même triples pour ne rien rater de tout ce qui s’offrait à elle. Comme si elle sentait que ses jours étaient comptés.
Plus de neuf ans ont passé depuis ce dernier jour d’octobre 2016 où elle nous a quittés. À l’époque, quelques personnes de son entourage et moi nous étions dit qu’elle avait choisi la bonne date pour l’aide à mourir. Quelques jours plus tard, Leonard Cohen nous quittait et un fou prenait le pouvoir au sud de la frontière. Ça l’aurait archevée. Probablement. Sûrement.
Et ce matin, je pense à elle. Comme souvent. Et elle me manque terriblement.
*toile de Maxwell Armfield
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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