La nostalgie d’un autre monde est le premier rêve de l’humanité. (Marcel Schneider)
*toile de Ken Hamilton
La nostalgie d’un autre monde est le premier rêve de l’humanité. (Marcel Schneider)
*toile de Ken Hamilton
Nous vivons presque toute notre vie entre souvenirs et projets, entre nostalgie et espérance. (Luc Ferry)
*toile de D. J. Hall
La nostalgie, souvent, c’est surprenant. Elle se ranime sans qu’on s’y attende. (Adèle Exarchopoulos)
*toile de William Haenraets
Est-ce par la mélancolie ou par la nostalgie que j’ai été gagnée hier après-midi alors que je remontais le temps en compagnie de jeunes Français qui s’apprêtaient à vivre une expérience hors du commun, à l’image de celle que s’apprêtait à vivre en septembre 1985 celle que j’appelle ma sœur adoptive? Difficile de donner à ce sentiment un nom qui englobe toutes les composantes qui font de cet état ce qu’il est et rien d’autre.
Mais il me semble bien que cela ressemble à ce qu’on dit, entre autres, de la nostalgie, ce regret mélancolique d’une chose, d’un état, d’une existence qui a été nôtre il y a longtemps. Ce qui m’a poussée à aller au-delà des définitions de base afin de voir jusqu’où allait la nostalgie et comment elle s’exprimait.
C’est donc autour de la nostalgie que portera ce dimanche alors que des lectrices, tour à tour, notamment celle-ci, peinte par Vladimir Gusev, nous présenteront des citations sur le sujet, en commençant par celle-ci, signée Fred Pellerin : Le passé laisse des traces, toujours! Des traces qu’on suit encore, avec une brèche de nostalgie dans le cœur. Comme une grafignure qui ne cicatrise pas.
Un instant, on sait d’avance qu’il n’est rien,
qu’il va éclater entre nos doigts,
sans même laisser une trace mouillée.
On le charge de notre souffle,
avec douceur, jusqu’à rupture,
en sa transparence insaisissable.
À peine un minuscule éclair au soleil pâle.
La vie scintille, c’est toute une vie.
Une éternité fond dans le néant.
Marcel Hennart, Traversée de l’instant
*choix de la lectrice de Carrie Graber
Il y a des découvertes qui vous enchantent. Ainsi, cette carte postale envoyée de Duisburg, en Allemagne, par Günther, mettant en vedette la Fontaine du Sauveteur, une sculpture signée Niki de Saint-Phalle, des plus colorées.
je ne serai jamais je ne suis déjà plus
je fus pour ne pas être
le tremblement de cette tige au soleil qui lui donne
forme
et ne sais en moi qui me cherche
en ce souvenir échappé où je m’efface et ne suis
même plus un souffle
en cet instant de mon poids végétal
Marcel Hennart, Traversée de l’instant
*choix de la lectrice de Louis Eysen

Coucher de soleil sur la jetée de Kincumber, New South Wales – photo de Leah-Anne Thompson

Jetée de Shelley Beach, Portsea, Victoria – photo de Michael Cockerill

Jetée de Busselton – photo de Gordon Bell

Scène de pêche, baie de Tumby – photo de Robert Lang
Agnieszka, une infirmière polonaise vivant en Australie à qui j’envoie les cartes postales représentant des hôpitaux que je déniche ici et là pour sa collection, m’a envoyé ces quatre maxicartes pour me remercier, et surtout pour me faire rêver.
Mission accomplie.
Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c’est de nous mettre en état de les faire. (Constantin Brancusi)
*illustration de Jean-Pierre Gibrat
regard au seuil
en sa pénombre
où le monde attend une forme
regard
en son aurore différée
où grésille l’amour
regard en son soleil
brûlant les sources
regard, qui sans les paupières ne serait rien
regard douce prison des choses
tu en es l’âme éclatée de son vide
Marcel Hennart, Traversée de l’instant
*choix de la lectrice de José Luis Mazario
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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