Dans le noir
des lèvres
abîme-moi
fais de moi un puits
une chambre
quelqu’un
la nuit
éclot
tel un pavot rouge
pétales et parchemins
tombent
dans cette maison sans toit
Justine Coux, Carnets du chêne rouge
*choix de la lectrice d’Irit Bourla
Dans le noir
des lèvres
abîme-moi
fais de moi un puits
une chambre
quelqu’un
la nuit
éclot
tel un pavot rouge
pétales et parchemins
tombent
dans cette maison sans toit
Justine Coux, Carnets du chêne rouge
*choix de la lectrice d’Irit Bourla
Tout ce qui concerne la correspondance m’a de tout de temps intéressée. Peut-être parce que, dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à envoyer des cartes de souhaits, des cartes postales, des lettres.
L’une de mes premières correspondantes fut d’ailleurs ma grand-tante Germaine, la sœur de mon grand-père maternelle, pour quoi je choisissais de jolies cartes et à qui je racontais ce que faisais à l’école, à qui je parlais de hockey (car nous étions de grandes fans toutes les deux) et qui ne m’écrivait pas aussi souvent que j’aurais aimé qu’elle le fasse.
Avait-elle attaché mes lettres avec un ruban? Les avait-elle rangées dans une boîte? C’est à cela que j’ai pensé en trouvant cette carte postale dans ma boîte aux lettres, envoyée de Russie par Oleg.
Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint. (Montaigne)
*toile de Patrick William Adam
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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