Le secret de la liberté, c’est la librairie. (Bernard Werber)
*toile d’Onelio Marrero
Étoile tournoyante
ô croisée des vies
traversée incertaine.
De la lumière du cœur
quel élan peut jaillir
pour qu’un amour s’inscrive
au-delà du temps même
dans un scintillement de l’être?
Georges-Emmanuel Clancier, Contre-chants
*choix de la lectrice d’An He
Ce qui s’avère être un jeu entre mère et fils aurait pu mal tourner. C’est ce que je me suis dit à chacun des épisodes alors que Théo semblait prendre plus qu’un malin plaisir à provoquer sa mère au moyen de la question Et si je disais non?
Pourtant, celle-ci ne perd jamais son sang-froid et répond sans hésitation aux suppositions de Théo. Même les plus loufoques et les plus disproportionnées. Car Théo a de l’imagination à revendre en ce qui concerne la désobéissance. Beaucoup, beaucoup d’imagination. Mais sa mère en a tout autant en matière de punitions.
Et si Théo refusait de mettre son assiette dans le lavabo? Et s’il cassait toute la vaisselle? Et s’il sautait avec ses bottes sales sur le divan du salon? Et s’il dessinait sur les murs? Et si sa mère l’envoyait au cirque, au zoo ou sur la Lune pour se débarrasser de lui?
Le thème de l’autorité est assez bien exploité ici par Maureen Fergus, car Théo ne s’en tirera pas avec une pirouette et un bisou. Il devra quand même mettre son assiette dans le lavabo. Par contre, je demeure mitigée face aux illustrations de Qin Ling qui, bien qu’elles collent au texte, n’ont pas la démesure qu’on aurait pu attendre d’elles dans un contexte de débordement et d’escalade comme celui-ci.
Il n’en demeure pas moins que cet album pourra être bien utile à nombre de parents et d’enseignants, car défier l’autorité est toujours tentant pour les enfants. Et même de certains grands.
– Tu as lu la première version il y a huit jours!
– La semaine dernière? C’est bien trop loin tout ça! Je n’ai aucune idée de quel document tu me parles!
Je sors donc le document du classeur. Elle reconnaît son écriture. Mais le document, niet. C’est comme si elle le voyait pour la première fois.
Et pourtant, ce n’est pas qu’elle n’a pas de mémoire. Elle peut vous dire avec précision quand est né le prince George, presque à la seconde près. Elle se rappelle très bien de la robe qu’elle portait le jour des 50 ans de Trucmuche. D’ailleurs, elle l’a toujours. Elle connaît les noms de pratiquement toutes les séries états-uniennes des dernières années.
Mais les traces de ce qu’elle a fait il y a quelques jours à peine se sont volatilisées.
À chacune ses futilités.
*toile d’Alexandra Baciu
Je n’ai pas été en mesure de trouver qui est V. Graf, qui signe cette magnifique aquarelle envoyée par Nika. Mais je sais qu’elle représente la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, à Saint-Pétersbourg qui a connu de nombreuses aventures depuis 1801.
La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence. (Somerset Maugham)
*toile d’André Maire
La croisée des chemins
fut-elle un jour inscrite
où nous aurions choisi
quelque autre vie plus vive?
Ou si nos pas glissaient
comme glisse à la glace
par déroute ou par jeu
éprise de l’espace
une âme vagabonde.
Georges-Emmanuel Clancier, Contre-chants
*choix de la lectrice d’Inslee Haynes
Se fendre une prune : prendre un coup, une contravention
Depuis le XIVe siècle, la langue populaire d’abord, l’argot ensuite, ont multiplié les interprétations de prune : un coup de poing (vers 1350), une balle d’arme à feu (1650, aussi pruneau), une saoulerie (1867), le tout par analogie de la forme très probablement. Avec l’idée de coup (un coup de fusil, par exemple), un nouveau sens est apparu, celui de contravention (1957). Une locution très moderne, quoi.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Maxwell Doig
Ça vaut le jus : c’est vraiment intéressant, ça vaut la peine
Expression populaire (1883), construite sur l’un des sens argotiques de jus : ce qui donne du profit, ce qui rapporte. Une affaire fructueuse est aussi une affaire juteuse. L’idée est que le fruit comme le jus de fruit est synonyme de qualité et d’énergie, bref une chose de valeur, qui mérite le détour.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Gustave de Jonghe
Jouer de la prunelle : faire des œillades galantes
La prunelle, petit fruit noir du prunellier, désigne déjà la pupille de l’œil au XIe siècle, mais c’est en 1633 seulement, dans les textes de poésie galante classique, que jouer de la prunelle apparaît, évoquant les regards de l’amour. On l’applique aux séducteurs comme aux séductrice.
(extrait du livre de Serge Meleuc, T’as la pêche?)
*toile de Michael de Bono
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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