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Un dimanche avec Daphné du Maurier 2

ANDERSON (Phyllis)

Le bonheur n’est pas un objet à posséder, c’est une qualité de pensée, un état d’âme. (Daphné du Maurier)

*toile de Phyllis Anderson (dont toute trace a disparu)

Un dimanche avec Daphné du Maurier 1

ADAM (Patrick William) - 7

Le 18 avril 1989 s’éteignait la romancière Daphné du Maurier, à qui je dois de nombreuses heures de bonheur de mon adolescence. Si bien que j’ai eu envie de déposer pour vous quelques-uns de ses livres dans des décors invitants, notamment celui-ci, peint par Patrick William Adam afin que vous puissiez découvrir quelques-unes de ses citations.

Peut-être aurez-vous envie d’en retenir certaines. Qui sait… Quant à moi, j’ai un faible pour celle-ci : Si seulement on pouvait inventer quelque chose qui conserve un souvenir dans un flacon, comme un parfum, et qui ne s’évapore, ne s’affadisse jamais. Quand on en aurait envie, on pourrait déboucher le flacon et on revivrait l’instant passé.

Les vers d’Alice 4

COUVERT (Serge)

Reste encore à parfaire
Ciseler quelques mots
Poser une ou deux pierres
Il le faut
Et puis aussi
Laisser courir le temps
Voir comme il agit
À présent
Sans repère

*choix de la lectrice de Serge Couvert

Champ de primevères et d’abronies de sable

Yuma (Arizona)

Grâce à cette carte envoyée par Erin, je sais maintenant où est Yuma et ce que sont des abronies de sable. Il n’y a pas de jour où une carte postale ne m’entraîne pas vers quelque recherche passionnante…

Les vers d’Alice 3

PASTERNAK (Leonid) -8

Comme un enchantement

Quelques mots
Très anodins
Tu les disais ainsi
Par jeu
Pour rien
En étirant une syllabe
Sur deux notes
Comme on sifflote

Par nostalgie
Je les redis
Et de nouveau
Chaque fois
Comme un enchantement
J’entends
L’écho de ta voix
Dans ma bouche

Alice Becker-Ho, D’azur au triangle vidé de sable

*choix de la lectrice de Leonid Pasternak

Quand une romancière fait confiance à ses lecteurs

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Alors que de nombreux romanciers revisitent l’adolescence, la leur ou celle de leurs personnages, essaient d’inventer une langue qui les identifierait ou tentent de choquer d’une façon ou d’une autre, le deuxième roman de Mylène Durand nous transporte au Costa Rica où s’est réfugiée Clarisse il y a quelque dix ans.

Originaire du Québec, Clarisse – devenue Clarissa – s’est si bien assimilée à son pays d’adoption qu’elle en a presque oublié sa langue maternelle. Mais pas ses souvenirs. Et encore moins la petite fille de sept ans qu’elle a laissée derrière elle et que la présence d’une touriste malade du même âge que celle-ci lui rappelle. Serait-ce elle?

Cette question sert de point de départ à La chaleur avant midi, un véritable roman d’atmosphère comme il y en a trop peu. Une question qui se déploiera dans tous les sens et qui en fera surgir d’autres, tant sur le passé que sur tout ce que chacun tente d’effacer ou de conserver quand il s’agit de faire des choix.

Roman tant sur la fuite que sur la maternité, la survie, la famille, l’amour et tout ce qui nous pousse à agir ou à baisser les bras, La chaleur avant midi nous tient en haleine dès le début alors que tout ce qui paraissait stable, uniforme et sûr bascule parce que Clarissa semble rattrapée par son passé. Mais jusqu’à quel point?

J’ai été emportée dès les premiers paragraphes, prise par cette histoire qui se déroule à la manière d’une pelote de laine alors qu’on ne sait pas encore si le tricot en cours sera une écharpe, une couverture ou un chandail. Une histoire tissée de secrets, de regrets, de peur, d’espoir, où la quête n’est peut-être pas celle qu’on croyait. Une histoire qui bouleverse nos propres convictions et suscite des interrogations qui ne se terminent pas avec la dernière phrase.

Mylène Durand nous avait prouvé avec L’immense abandon des plages son talent pour les descriptions en demi-teintes, sa maîtrise de la prose poétique et son sens du rythme. Elle va encore plus loin avec La chaleur avant midi, faisant une entière confiance en ses lecteurs en ne leur donnant qu’une partie des clés pour ouvrir les portes qu’ils voudront ou non ouvrir.

Les personnages de La chaleur avant midi demeureront en moi longtemps, très longtemps. Ainsi que les nombreuses questions soulevées par ce roman qui prolongent celles soulevées par Élisabeth Badinter dans L’amour en plus.

Texte publié dans

La 2CV en panne

2CV en panne

Cette photo prise en 1964 que m’a envoyée Jean-Michel est une merveille. C’est aussi votre avis?

Ce que mots vous inspirent 1423

DE MADRAZO Y GARRETA (Raimundo) - 8

L’ingéniosité en amour, c’est comme la poésie en littérature. On peut s’en passer, mais c’est dommage. (Frédéric Dard)

*toile de Raimundo de Madrazo y Garreta

Les vers d’Alice 2

PAWLOV (Peter) - 2

Un jour ma mémoire
De l’écrin entrebâillé
S’est perdue sans espoir
Pour se réfugier
Dans la coupe brisée
De ton crâne encensoir

Garde-le à présent fermé
Que nul ne puisse savoir
Comment un soir
Tu me feras recouvrer
Un jour ma mémoire

Alice Becker-Ho, D’azur au triangle vidé de sable

*choix de la lectrice de Peter Pawlov

Le Grand Canal

Grand Canal, Venise - toile de Claude Monet

Quand j’ai trouvé cette carte envoyée d’Allemagne par Norbert dans ma boîte à lettres, j’ai tout de suite souri. Venise et Monet ont cette capacité de me faire rêver, rêver et encore rêver…