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Les lunettes du dimanche 4

BAILEY (Irene) - 2

Porter des lunettes ne veut pas dire savoir lire. (Proverbe guadeloupéen)

*toile d’Irene Bailey

Les lunettes du dimanche 3

ANKER (Albert) - 28

Les lunettes cachent beaucoup de choses – même une larme dans l’œil. 9Sören Kierkegaard)

*toile d’Albert Anker

Les lunettes du dimanche 2

ANDREOTTI (Federico) - 14

Il y a ceux qui écrivent l’histoire et ceux qui ont besoin de lunettes pour la lire. (Greg)

*toile de Federico Andreotti

Les lunettes du dimanche 1

ASAVASENA (Patipat)

Ma passion pour les lunettes date d’un peu plus d’une dizaine d’années. Pour tout vous dire, elle est née après deux opérations aux yeux pour des cataractes, lesquelles ont redonné des couleurs à ma vie et retiré le flou de mes ciels. Si bien que je possède aujourd’hui une vingtaine de paires qu’il m’amuse d’harmoniser à mes tenues vestimentaires.

Cela m’a donné l’idée de consacrer ce dimanche aux lecteurs et lectrices à lunettes, à commencer par celle-ci de l’artiste Patipat Asavasena afin de vous proposer des citations où il sera question de lunettes.

N’oubliez jamais ceci : Le problème quand on a perdu ses lunettes c’est que l’on est obligé de les retrouver pour pouvoir les chercher. (Gustave Perking)

Des voix 1

CAUSBY (Darian)

j’ai tendu la main vers les nuages
ce n’était pas vraiment une langue
plutôt une question de poids
avec du vide
et sa visée

Martine Audet, Des voix stridentes ou rompues

*choix de la lectrice de Darian Causby (dont toute trace a disparu)

Milos le squelette

Milos

Avec Milos (Y a un os!), Véronique Massenot a tenté de prouver que nous sommes pas vraiment différents les uns des autres malgré les apparences. Elle n’est pas la première à le faire et ne sera sûrement pas la dernière, mais je ne suis pas certaine de comprendre sa démarche.

En effet, j’ai un peu de difficulté avec son choix de « décor », à savoir un hôtel parfait, où tout est parfaitement beau et parfaitement bon, où rien ne va jamais de travers et où chacun vit en harmonie. Comme si de tels lieux existaient vraiment… mais bon, c’est là son choix.

C’est d,ailleurs là que va débarquer Milos le squelette qui va faire de ce lieu un endroit un peu moins parfait parce qu’il est si différent de la perfection. Mais le jeune Oscar a décidé de s’en faire un ami et de faire en sorte, avec la complicité du père Noël, que tout le monde finisse par apprécier Milos malgré son ossature apparente. Il y réussira, vous vous en doutez bien.

Milos (Y a un os!) doit bien davantage aux illustrations d’Isabelle Charly, vives, colorées à souhait et pleines d’imagination, qu’au texte de Véronique Massenot, même s’il demeure un album qui fait réfléchir comme il en faut plusieurs dans nos bibliothèques scolaires.

À ne pas mettre de côté malgré mes réticences premières.

Fenêtres typiques portugaises

Fenêtres typiques portugaises

Pour souligner la révolution des œillets dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, ces fenêtres typiques envoyées d’Oeiras par Ana s’imposaient!

Les mots de Joséphine 6

BARNES (Nathaniel)

Son corps est Toundra
Du coin de l’oeil
Je l’observe
Son âme danse
Avec les aurores boréales

Tout horizon rêve
De sa beauté

Joséphine Bacon, Un thé dans la toundra

*choix de la lectrice de Nathaniel Barnes

Des personnages attachants

mariana

C’est dans la Tchécoslovaquie où elle a passé les premières années de sa vie que se déroule le premier roman de la Manitobaine d’adoption Marie Jack alors que deux sœurs, des jumelles, se passent la parole à tour de rôle afin de combler les vides dans leurs souvenirs.

À l’heure où s’ouvre le roman, Mariana et Milcza viennent de perdre leur mère et, pour cette raison, choisissent de remonter le temps dans le but de comprendre ce qui leur a toujours échappé de la tristesse de leur mère.

Cela donne un assemblage de courts textes, sur le ton intimiste qu’on retrouve en général dans le récit, l’une et l’autre des sœurs tentant de combler les pages manquantes. Or, il est impossible d’écrire les pages dont on ne sait rien sinon qu’une impression, un doute, et beaucoup de peut-être. C’est cela que Mariana et Milcza, que la vie a séparées depuis des années par un océan et qui se voient ici réunies, comprendront au fil de leurs échanges. Il y aura toujours des zones d’ombre et des questions sans réponse, et peut-être juste assez de détails pour qu’un pan de l’énigme se voit, sinon dévoilé, du moins suffisamment éclairé pour que le lecteur puisse saisir ce qui a toujours échappé à Milcza et à Mariana.

Pour nous livrer les réflexions de ses héroïnes, Marie Jack a choisi des phrases courtes, des impressions davantage que des informations. Cela peut être frustrant pour ceux qui veulent tout savoir ou infiniment agréable pour d’autres, qui aiment tirer leurs propres conclusions à partir de détails.

Quant à moi, je me situe quelque part entre les deux. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur chacun des personnages sans tout savoir d’eux, si bien que je suis demeurée sur ma faim, avec l’impression de n’avoir saisi qu’à moitié l’intention de la romancière.

Mariana et Milcza demeure tout de même une lecture agréable et probablement le livre que devait écrire Marie Jack sur ses origines pour être en mesure de passer à une histoire totalement fictionnelle. C’est ce que je souhaite à celle-ci, car Marie Jack sait comment rendre attachants des personnages.

Texte publié dans

Les portes de Fredericia

Portes de Fredricia (Danemark)

C’est au Danemark que je vous emmène aujourd’hui. Question de voir les postes de Fredericia. Ça vous va?