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Cette part indiscernable de soi

incede

C’est dans le cadre du programme d’études littéraires de l’Université Laval en vue de l’obtention d’une maîtrise que Sarah Bernier a écrit L’incédé, paru au Lézard amoureux, qu’elle résume ainsi dans son mémoire : « L’incédé déroule l’aventure de cette part indiscernable de soi où l’on invente et renouvelle les formes de notre existence. »

En faisant appel à des thèmes (presque) incontournables des poètes de chez nous, comme la création, la langue et l’imaginaire, pour n’en nommer que quelques-uns, Sarah Bernier s’inscrit dans la prolongation de ceux qui l’ont inspirée sans aller au-delà des chemins connus des poètes ou des lecteurs, mais avec sensibilité, intelligence et un regard de biais qui nous offre un angle et une prise sur un réel qui ne nous est pas étranger.

En utilisant une forme éclatée dans la disposition, où les phrases s’éparpillent ou s’agglutinent pour créer une suite d’images et d’impressions, elle emprunte à d’autres une forme qui se fait de plus en plus rare.

le pacte entre les jours
auvent qu’on oublie de fixer

                                                                       passent éclisses de
                                                   lumière
                                                             que raflent les      étourneaux

 
 
                idée fixe
                                 galet
           tombé sur un
                galet
                                  pour quelle gravité nous sommes
                                  nous tus

Cette mise en page est plus dérangeante que justifiée pour le lecteur et n’apporte pas grand-chose au texte, lequel ne devrait pas avoir besoin d’être « décoratif » pour porter sa voix au-delà des mots. Ceci  dit, la jeune poète, dans sa démarche impressionniste de dire et de se dire, réussit à insuffler aux mots et aux gestes du quotidien assez de souffle pour qu’on sente toute l’énergie que la création lui apporte.

qu’étais-tu avant la lumière

                                            désir de
                                     la lumière       contre le tambourinement de
                                                      la nuit

L’incédé marque les premiers pas de Sarah Bernier dans le monde des poètes publiés. En restera-t-elle là ou continuera-t-elle son exploration? Souhaitons qu’elle opte pour cette deuxième proposition, car elle a, à mon avis, une voie toute tracée.

Texte publié dans

Vous prendrez bien des coquelicots?

Poppies - Photo de Felinda
(photo de Felinda)

En voici une brassée, une carte postale envoyée de Russie par Marina.

Ce que mots vous inspirent 1184

BORGONI (Mario)

Aller sur la lune, ce n’est pas si loin. Le voyage le plus lointain, c’est à l’intérieur de soi-même. (Anaïs Nin)

*toile de Mario Borgoni

La totalité du paysage 2

BOUCHÉ (Louis)

Avec des ailes bleues

Par la fenêtre on voit bien
qu’il doit y avoir de l’air
dehors, de quoi grimper
avec des ailes bleues
pareil à un dernier souffle
dans le ciel blanc des yeux des autres
d’un élan jamais rattrapable
autrement que par les amoureux
peut-être
assis sur un banc
comme sur un cerf-volant.

Martin Thibault, La totalité du paysage

*choix de la lectrice de Louis Bouché

Les illustrations de Marysya

RUDSKA (Marysya) - 1

RUDSKA (Marysya) - 2

RUDSKA (Marysya) - 3

Une fois de plus, au hasard de mes promenades, j’ai eu le bonheur de découvrir une illustratrice dont le portfolio contient quelques scènes livresques. Vous trouverez d’autres illustrations de Marysya Rudska ici, et aussi dans son journal en ligne.

Clin d’œil à Prévert

Cage Eiffel - Illustration de Camille Souleyrol et Louis Gaillard
(illustration de Camille Souleyrol et Louis Gaillard)

La carte postale que m’a envoyée Julie a quelque chose de Prévert, vous ne trouvez pas?

Ce que mots vous inspirent 1183

ALLINGHAM (Helen) - 9

Il n’y a pas d’autre bonheur que la paix. (Proverbe thaï)

*toile signée Helen Allingham

La totalité du paysage 1

ASSELIN (Maurice) - 2

Notre rêve

Nos sueurs se renouvellent, comme nos peurs
éternelles de se perdre de vue, longtemps
les yeux vides, nos vies finies, notre rêve
n’est plus dans le même sens, n’aura plus
de tête ni d’oreiller, de chaleur.

L’immobilité, l’ombre, puis

Martin Thibault, La totalité du paysage

*choix de la lectrice de Maurice Asselin

Si on allait rendre visite à Rembrandt?

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Je n’ai pas mis les pieds chez Rembrandt depuis 29 ans. La courte visite de sa maison, proposée par Margalide, est donc bienvenue! Vous venez?

Encore et toujours du rouge!

LOVE - by Kris

Parce que j’aime le rouge, les collages et les timbres, Mélissa a choisi cette carte postale à mon intention. Mais elle ne savait pas que vous en profiteriez tous!