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De fil en aiguille

Bleu Lin et Rouge

Comme j’adore le rouge, Nathalie (qui a l’art de trouver des cartes qui me font toujours plaisir) m’a envoyé cette création de la boutique Fleur de Lin et Bouton d’Or à Dinan (Côtes d’Armor) qui me donnerait presque envie de me mettre à la couture tant cette scène est jolie. Mais pourquoi me lancer dans une telle entreprise alors que regarder la carte postale sans toucher une aiguille me procurera davantage de plaisir?

Ce que mots vous inspirent 1194

KRUSEMAN (Jan Adam) - 2

Beaucoup de silence fait grand bruit. (Proverbe swahili)

*toile de Jan Adam Kruseman

Pattes d’oie 1

NEASE (Rick)

On évite même le mot
avec ses ailes mouillées
qui craignent la lumière

comme s’il voulait caresser
sans oser insister

incapable de s’envoler
sous son fardeau de néant

Marcelle Roy, Pattes d’oie

*choix de la lectrice de Rick Nease

Les pierres d’Emma

pierres

Dès le départ, j’ai aimé la frimousse d’Emma. Puis, comme elle adore son grand-père, ce que nous apprenons dès la première page, j’ai tout de suite aimé Emma. C’est comme ça quand on a beaucoup aimé son ou ses grands-pères. On aime les enfants qui aiment les leurs, en vrai ou dans les livres.

Et comme Emma adore son grand-père, elle aime faire tout ce qu’il fait. Notamment, mettre des pièces de monnaie dans ses poches pour entendre le bruit qu’elles font quand elle saute ou quand elle court.

Mais si papi avait autre chose que des pièces de monnaie dans ses poches? S’il transportait des pierres qu’il passe d’une poche à l’autre, faisant d’elles des pierres précieuses parce qu’elles seront des signes de gestes utiles et généreux? C’est ce qu’Emma va découvrir dans cet album écrit par Anne Renaud et illustré par Leanne Franson dont les aquarelles sont tout simplement magnifiques.

Les pierres d’Emma, un album vivifiant, tendre, en même temps qu’axé sur les valeurs universelles et sur le bonheur qu’on ressent à faire du bien autour de soi. Un livre qu’on a envie d’offrir aux enfants pour qu’ils fassent comme Emma et son grand-père. Pour cette belle image d’un lien intergénérationnel. Pour le bonheur qui nous étreint quand on ferme le livre.

Un livre que j’aurais voulu lire avec mon grand-père.

Les coquelicots du jour

Champ de coquelicots
(photo d’Irina Delezhanova)

Comme je dis tout haut que j’ai une passion pour les coquelicots, les tulipes, tout ce qui concerne les livres ainsi que les 2CV, il n’est pas étonnant que je trouve des cartes représentant l’un de ces thèmes dans ma boîte aux lettres. Voici donc encore des coquelicots, ceux-ci envoyés de Russie envoyés par Ekaterina.
Ce ne seront sûrement pas les derniers. Voilà de quoi me — et peut-être vous — réjouir!

Ce que mots vous inspirent 1193

KOROVIN (Konstantin) - 8

Comment savoir ce qu’une porte ouvre lorsqu’elle se ferme? (Roberto Juarroz)

*toile de Konstantin Korovin

Le pont de neige 11

GANGLOFF (Hope) - 3

Quelques mots écoutés font un poème
où l’on garde à jamais
l’eau d’une voix.
On la met au secret
dans une gorge plus profonde
où seul on jouera de ses reflets
jusqu’à y perdre les siens.
Tout peut durer autour.
Dans leur déroute, la tendresse
toujours optimiste figure
l’entremetteuse.

Jeanine Salesse, Le pont de neige

*choix de la lectrice signée Hope Gangloff

Les huit apôtres

Great Ocean Road

Certaines cartes postales ont le pouvoir de vous transporter ailleurs, dans un endroit qui se cache juste derrière les portes du pays des rêves. Tel est le cas de celle-ci, envoyée par Azzi, qui me propose la découverte de la Great Ocean Road, qui compte près de 250 km et dont les Twelze Apostles (les douze apôtres), des aiguilles de calcaire qui, en fait n’étaient que neuf, sont passées à huit, l’une d’elles s’étant effondrée en juillet 2005.

Ce que mots vous inspirent 1192

HAGHNEJAD (Fatemeh)

Le bonheur est un papillon. Si nous le chassons, il nous échappe; mais si nous nous asseyons tranquillement, il vient voleter au-dessus de nos têtes. (Nathaniel Hawthorne)

*toile de Fatemeh Haghnejad

Le pont de neige 10

FURNAS (Christi)

Dans le corps obscurci, se défait
ce qu’on avait mis tant de soin
à équilibrer. Et le temps
qui n’a pas de rebord
laisse rebondir les secrets et les peurs,
ces pesons d’ombre
qui poussent la lumière
à bout.

Qui ne demande rien.

Jeanine Salesse, Le pont de neige

*choix de la lectrice de Christi Furnas