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Les vers de Paule 4

De ses doigts d’eau
elle éveille les mots de nos mémoires
les sons d’avant l’aube de la pensée

elle raconte ce qui arrivera
quand nous aurons cessé
d’écrire les contes de la nuit
quand nos bruits et notre confusion
auront fini de corrompre l’amour

Paule Doyon, Par la fenêtre, je l’aperçois, elle attend…

*choix de la lectrice d’Ivan G. Olinsky

Comment naissent les vagues?

Imaginez un enfant à l’imagination des plus fertiles assis sur un banc face à la mer en compagnie de sa mère. Imaginez-le maintenant en train de poser des questions sur les vagues. Des questions loufoques qui vous feront sourire bien grand d’autant plus que la mise en page choisie pour cet album est une belle réussite. Dans la page de gauche, la question. Dans celle droite, l’illustration qui lui correspond.

Vagues qui boivent du lait, usines à vagues, dompteurs de vagues et même une collection de vagues ne sont là que quelques-unes des idées que suggère l’enfant face à la mer, lesquelles pourront sûrement susciter d’autres questions chez l’enfant à qui vous l’offrirez.

Rendez-vous avec l’imagination

Cubes, neige et livres semblent inspirer l’illustrateur sud-coréen Gobugi. Mais pas que ça! Visitez ses pages : des moments plein d’imagination vous y attendent.

La machine à écrire

Elle est là. Invitante.
Oserez-vous l’utiliser pour animer la toile de la semaine?

*toile de Kirsten Tradowsky

Les vers de Paule 3

La vie s’agite tout près
confusion d’objets et de sons
dans le chaos des heures et des marées
où mon esprit se perd

des oiseaux noirs taquinent ses vagues
meublent le ciel de leur liberté

les herbes se rassemblent sur ses dunes
j’y cueille des mots
d’écume et de sel

Paule Doyon, Près de la fenêtre, je l’aperçois, elle attend…

*choix de la lectrice de Pieter Jacobus van Boxel

Maman solo

Quel album de toute beauté que Maman solo! Chaque illustration est un poème en soi et l’histoire qui nous est racontée ici a de quoi faire rêver longtemps, longtemps…

Comme la maman de Malou est soliste dans un orchestre et qu’elle élève seule sa petite fille, elle la traîne partout avec elle. La petite voyage donc beaucoup, bien sûr. Cela l’amuse al plupart du temps de changer de ville, d’hôtel, de salle de concert. Mais elle a le sentiment qu’il lui manque quelque chose, comme il manque aussi quelque chose à sa maman malgré la vie qu’elles se sont faite. Et si tout changeait un jour? Et si une autre vie les attendait? Et si elles étaient faites pour la vie de cirque et une grande famille?

Un livre à offrir pour le texte plein de finesse de Paule Brière et pour les illustrations exceptionnelles de Gabrielle Grimard. Ou à garder pour soi. Pourquoi pas?

Titre pour le Challenge Des notes et des mots challenge-des-notes-et-des-mots-4.jpg

Ce que mots vous inspirent 857

Qui fait un voyage risque d’arriver. (Giorgio Manganelli)

*toile de Max Carlier

Les vers de Paule 2

Les astres marchent dans la nuit
seule la lune entend leurs pas
dans son sommeil
au-dessus de la noirceur de l’eau

les épines des étoiles ne sont pas visibles
mais comme les roses elles en ont
les étoiles sont les fleurs de la nuit
et n’aiment pas être touchées

Paule Doyon, Par la fenêtre, je l’aperçois, elle attend…

*choix de la lectrice de Peter Franklin

De câlin en câlin

Sitôt qu’un câlin est donné, il est bien difficile de le ravoir. C’est ce que raconte Nick Bland dans cet album destiné aux 3 à 6 ans, lequel met en scène Lucie qui demande un câlin à sa maman puis le donne à un autre membre de sa famille, avant d’en recevoir un autre et ainsi de suite. Jolie idée, qui le serait davantage s’il n’y avait cette idée qu’il faut toujours demander un câlin, voire même supplier la personne de qui on en voudrait un, pour obtenir le moindre petit câlin de rien du tout.

« Voler » un câlin me semble beaucoup moins agréable que le recevoir spontanément. Bien montrer qu’on dérange ceux de qui on veut un câlin enlève à mon avis toute la saveur à celui-ci. Dommage. L’idée du câlin qui se transporte et se passe de l’un à l’autre était jolie.

Ce que mots vous inspirent 856

Écrire est une action grave, et qui ne laisse pas indemne celui qui la pratique. Une fois engagé dans cette voie, il n’est pas de retour en arrière qui soit possible. (Claude Edmonde Magny)

*toile de Leonard Campbell Taylor