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Les vers de Claude 3

ce soir rien
ne ressemble à la vie
même ta lampe
allumée, et cette main
qui bouge

les mots tombent
dans ta gorge
comme des roches

déjà refermé
le poème s’ouvre encore
pour regarder mourir
l’émotion
de l’écrire

Claude Latendresse, Un bruit sourd entre les choses

*choix de la lectrice de Pierre Cornu

ma place

parfois le vent
pour toute caresse
pour faire illusion
me tirer de l’oubli
et feuilleter l’album
où tu t’étires
pour que je retrouve
ma place

(octobre 2011)

*toile de Pierre Poli

Oubliez-le

Oubliez-moi est un roman gentillet, sans grande envergure, pavé de bonnes intentions : celles avec lesquelles on ne fait pas nécessairement de la bonne littérature. Ceci dit, Oubliez-moi ne vous coûtera pas plus de deux heures de votre temps si vous n’avez rien d’autre à vous mettre sous la dent. À moins que vous ne soyez une ado attardée ou que vous ayez un faible pour les happy ends à la Danielle Steel, vous ne trouverez dans le roman de Stéphane Bern ni sujet exaltant ni écriture renversante.

Tant pis pour Noëlle, fortement inspirée par l’actrice Gisèle Pascal, qui s’est exilée en Grèce il y a 35 ans afin de se faire oublier, et qui pendant quelques semaines changera la vie de ceux à qui elle a loué sa maison, il ne restera rien des aventures rose bonbon qui nous sont racontées ici. Une seule chose à faire en ce qui concerne ce roman : l’oublier.

Parce que j’aime Gershwin

Ceux et celles qui me connaissent un peu savent que j’aime plus que beaucoup Gershwin et même que je l’aime d’un amour déraisonnable. Mais n’ayez crainte, ce n’est pas contagieux. Enfin, je ne crois pas. Mais il n’est pas dit que quand vous aurez entendu le pianiste canadien originaire de Vancouver Ian Parker, récipiendaire de nombreux prix depuis 2001 et à qui le Conseil des arts du Canada a remis la bourse d’études Sylva Gelber alors qu’il était étudiant à la Juilliard School, dans le premier mouvement du Concerto pour piano en fa, vous ne deviendrez pas vous non plus des inconditionnels de Gershwin.

Sans plus tarder, Ian Parker :

Les couleurs du boulevard Rosemont

Des couleurs qu’il me fallait absolument partager!

Ce que mots vous inspirent 516

Lire c’est toujours interpréter. (Henry Miller)

*toile de Norma Dominguez