Et si je proposais à la lectrice peinte par Linda Apple une visite à l’atelier Robert Doisneau?
Et si je proposais à la lectrice peinte par Linda Apple une visite à l’atelier Robert Doisneau?
Un regard que notre ami Armando a décidé de poser jour après jour tout le mois de novembre dans nuages de photos. Bonne idée, non?
La lectrice de l’artiste écossaise Pheona Kerr a préféré une chaise au sofa. Et longtemps, elle est restée là, tournant les pages, retournant en arrière jusqu’à ce qu’elle décide que ce serait ce texte qu’elle voulait retenir des Poèmes de sable de Marcel Dubé :
J’ai donné ton nom à ma rivière
Et les prairies et les collines furent noyées
Les fleurs et les paroles sont coupées
Les forêts jusqu’aux cimes
Sont gagnées par la vague
Et la terre stérile
N’est plus qu’une lointaine mémoire
N’existent plus que de grandes
eaux désertes
Qu’un pays enseveli
Où désormais je sommeille
sans dormir
Où je rêve à ciel ouvert
Les nuits cousues d’images antérieures
Les jours appelant
à pas feutrés
L’amour qui passe sans s’arrêter
Courage, folie, curiosité, probablement tout ça et une envie de comprendre ont poussé Nicole Malinconi à rencontrer Michelle Martin, l’épouse et la complice de Marc Dutroux, emprisonnée à Namur, cette dernière ayant en tête d’écrire un livre.
Mais ce livre ne sera jamais écrit. Seul existera celui de Nicole Malinconi, Vous vous appelez Michelle Martin, qui relate ici les rencontres des deux femmes. Leurs conversations. Les questions auxquelles l’une tente d’échapper et les réponses que l’auteure n’aura jamais.
Un livre difficile parce qu’un sujet difficile. « Au fond, pourquoi écrire cela? Est-ce que je le sais? Est-ce que la raison peut même être posée, sans distinguer entre vous et moi? Je pense : ce qui s’est passé fait écrire, quoi qu’il arrive, parce qu’il y a une nécessité à écrire, comme intransigeante, comme imposée par le terrible de ce qui arrive, faisant que ce terrible sera dit, ne pourra plus passer inaperçu » affirme l’auteure en s’adressant à celle qui se veut une victime.
Mais ce n’est pas elle la victime, même si elle tente de le faire oublier à celle qui l’écoute en racontant son enfance malheureuse. Comme si toujours le pourquoi de ceci expliquait le cela. Et l’auteure ne se laisse pas prendre au jeu. Ce livre n’est pas un plaidoyer en faveur de Michelle Martin. Ce n’est qu’un constat, qu’une suite d’échanges d’où les remords sont absents, même si l’auteure a tenté à maintes reprises de sortir autre chose d’elle que des faits.
Un livre difficile, oui. À ne pas mettre entre toutes les mains, non plus. Mais dont je sors soulagée : il n’aidera pas à faire de Michelle Martin autre chose que ce qu’elle est, à savoir une coupable consentante.
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
Un endroit à visiter, affirme Lou, qui a été séduite par cette vieille porte, et que vous pourrez situer sur la carte en cliquant ici.
Tout à côté de Douarnenez, Denise s’est arrête à la pointe du Milier, un endroit que vous pourrez découvrir davantage en cliquant sur ce lien…
Une petite promenade dans un lieu qu’affectionne Lou et qu’elle m’a suggéré pourrait-elle plaire à la lectrice du peintre grec Oumbertos Argyros?
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents