Dans peu de temps, les arbres qui se mireront dans les flaques d’eau auront des feuilles, me suis-je dit en prenant la photo, alors qu’avril n’est plus très loin…
Dans peu de temps, les arbres qui se mireront dans les flaques d’eau auront des feuilles, me suis-je dit en prenant la photo, alors qu’avril n’est plus très loin…
La lectrice peinte par l’artiste polonais Wojciech Weiss savait exactement ce qu’elle voulait lire. Pas question que je ne propose autre chose. Elle était décidée à découvrir Guillaume Apollinaire. C’est donc avec bonheur qu’elle a découvert dans les Œuvres poétiques complètes ce poème dédié à Marie Laurencin, qu’elle a choisi pour vous avant de laisser le recueil sur la table pour une autre lectrice.
Crépuscule
Frôlée par les ombres des morts
Sur l’herbe où le jour s’exténue
L’arlequine s’est mise nue
Et dans l’étang mire son corps
Un charlatan crépusculaire
Vante les tours que l’on va faire
Le ciel sans teinte est constellé
D’astres pâles comme du lait
Sur les tréteaux l’arlequin blême
Salue d’abord les spectateurs
Des sorciers venus de Bohême
Quelques fées et les enchanteurs
Ayant décroché une étoile
Il la manie à bras tendu
Tandis que des pieds un pendu
Sonne en mesure les cymbales
L’aveugle berce un bel enfant
La biche passe avec ses faons
Le nain regarde d’un air triste
Grandir l’arlequin trismégiste
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents