Le vent, qui éteint une lumière, allume un brasier. (Beaumarchais)
*toile de Georges de La Tour
La conscience n’est dans le chaos du monde qu’une petite lumière, précieuse mais fragile. (Louis-Ferdinand Céline)
*toile signée Heinz-Jürgen Gertsmann
Tu ne peux pas obliger la grâce à illuminer le monde, mais tu peux préparer l’atmosphère pour que la grâce – si elle vient – trouve en toi un miroir prêt à refléter sa lumière. (Friedrich Dürrenmatt)
*toile de Moritz Müller
Tout homme plongé dans l’obscurité écarquille les paupières comme si de plus de ténèbres absorbées pouvait naître la lumière. (René Barjavel)
*toile d’Emmanuel Garant
En tout homme résident deux êtres : l’un éveillé dans les ténèbres, l’autre assoupi dans la lumière. (Khalil Gibran)
*toile de Matthias Stomer
Tu sais ce que c’est la mélancolie? Tu as déjà vu une éclipse? Eh bien c’est ça : la lune qui se glisse devant le cœur, et le cœur qui ne donne plus sa lumière. (Christian Bobin)
*toile de David Sandell
Il nous faut maintenant une panne d’électricité pour lire à la chandelle, sinon l’idée de nous passerait même pas par la tête. Et pourtant, lire à la chandelle a son charme, tous les lecteurs du jour, à commencer par ceux peints par l’artiste Enoch Seeman, vous le diront.
Ce sont donc eux que j’ai conviés pour un dimanche en notre compagnie. Ceux et celles qui lisent à la lueur d’une bougie. Accompagnés chaque fois d’une citation éclairante, lumineuse ou portant sur la lumière.
Puisse lire à la chandelle vous plaire!
Voilà un moment qu’attendait le recueil d’André Velter intitulé L’amour extrême et autres poèmes, dédié à Chantal Mauduit, celle qu’il aimait et que la montagne lui a arrachée. Un recueil que m’a fait découvrir Agnès et qu’a maintenant découvert la lectrice de Kelly Vivanco. Un recueil magnifique, aux mots troublants, aux mots velours, aux mots de tristesse, aux mots semblables à des caresses. Un recueil duquel la lectrice a retenu ceci :
L’amour fol n’avait pas de nom avant toi.
Il n’avait pas de parole ni de ciel avant toi. Pas de regard, pas de voix, pas de bras, pas d’élan ni d’étreinte avant toi. Pas de cantiques, pas de cris, pas de possession dépossédée ni de sueur au creux des reins avant toi. Pas de mystique, pas de sexe ni d’extase avant toi.
Ma main est où est ta main
Il ne peut en être qu’ainsi
Car même dans la nuit
Je vois des demains
De tendresse infinie
Et du bleu dans le gris
(décembre 2007)
*toile de Mabel Alvarez
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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