Lali

20 août 2017

Pour l’amour de la langue française 3

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:01

GALINDRO (Paulo) - 1

Je vous invite, de même que les lectrices de l’illustrateur Paulo Galindro, à visiter le blog Langue sauce piquante.

Pour l’amour de la langue française 2

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 3:01

GALLEGOS Y ARNOSA (José) - 1

Pour les lecteurs de José Gallegos y Arnosa, j’ai choisi le blog d’André Racicot, Au cœur du français.

Pour l’amour de la langue française 1

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 0:01

FREEMAN (Kathryn) - 16

J’ai eu envie de partager avec vous quelques-uns des blogues que je visite qui portent essentiellement sur la langue française, si souvent incomprise ou malmenée. Ce dimanche sera donc consacré à celle-ci, que je défends au quotidien tant par la nature même de mon travail qu’ailleurs, ce qui peut être agaçant pour certaines personnes, car je ne me repose guère souvent. Je sois vous avouer que je ne peux guère le faire, les coquilles étant partout, sur les panneaux publicitaires comme sur les menus de restaurant.

Je ne suis pas seule dans mon genre. D’autres ont cette passion pour la langue française. Bruno Dewaele est l’un d’eux. Son blog À la fortune du mot, présenté par les lecteurs de Kathryn Freeman, le premier des huit que je vous invite à découvrir, est une véritable mine d’or.

19 août 2017

Les vers de Medjé 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MITCHELL (Steve)

Déchaînement

Ah, pourrai-je subir au-delà de ce jour
Ce terrible combat de sagesse et d’amour

De mon cœur en rumeur dans mon âme inquiète,
Lui devenu plus fort que le cri des tempêtes.

Hier frêle et soumis, il semblait un roseau
Cherchant l’appui du sol sous le poids de l’oiseau.

Le voici plein d’appels, de joie et de lumière;
Tout paraît débrider sa douceur coutumière.

Je ne sais plus les mots qu’il faut dire à ma chair,
À mes bras dénoués comme un branchage vert;

Je sens mon cœur voler vers ce qui le réclame :
Il n’est plus qu’un désir, une audace, une flamme.

Et tourmentée ainsi qu’une mer en remous,
J’ai peur de moment qui l’approche de Vous!

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice de Steve Mitchell

18 août 2017

Les vers de Medjé 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

MAXENCE (Edgar) - 12

Silences lourds de joie

Jamais je n’aurai dit sa soyeuse paupière
Qui sur ma joue épandait sa douceur
Plus perfide à ma chair que le vent, la lumière,
Écartant de leurs doigts la tunique des fleurs.
Je n’aurai pas chanté d’un plaisir qui divague
L’attardement subtil des ailes de sa main,
Sa voix qui haletait comme un reflux de vague
Et dont l’onde roulait mon beau remords demain.
Car il disait : « Il faut que les âmes se touchent,
Que les destins soient épousés. »
Et moi, je songe au contour de sa bouche,
Au cri mouillé de ses baisers,
Et je n’ai point trouvé qu’il y eût en ce monde
Une parole plus sonore et plus profonde,
Qu’au jardin du Bonheur,
L’éboulement charnel de son cœur sur mon cœur!

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice d’Edgard Maxence

Une fleur parmi les fleurs

Filed under: Couleurs et textures,La carte postale du jour — Lali @ 12:00

IMG_20170804_0016

Quel joli univers que celui de Corinne Demuynck! Je ne me lasse pas d’examiner cette illustration.

Ce que mots vous inspirent 2030

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

BENSON (Ambrosius) - 11

Le bonheur est souvent la seule chose qu’on puisse donner sans l’avoir et c’est en le donnant qu’on l’acquiert. (Voltaire)

*toile d’Ambrosius Benson

17 août 2017

Les vers de Medjé 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

HERSCHEL (Otto) - 5

Le rêve apprivoisé

Mon rêve, laisse-moi pleurer près de ta joue.
Vois mon cœur endeuillé d’un sinueux chagrin
Qui s’afflige, s’éperle et glisse et tombe et joue
Sur tes doigts caressés par les humides grains
Du collier de ma peine, Ah, laisse sangloter
Contre ta tiède chair, ma pauvre âme en déroute
Plus douce en ce moment qu’une averse d’été.
Que ton regard est beau sur moi! Que je redoute
TA bouche qui veut boire, à ma bouche, mes pleurs!
Que j’ai peur, écoutant ta parole qui berce,
De ne plus savoir si je souffre de bonheur,
Ou si l’heure vraiment fut à ce point perverse!
J’ai dû longtemps souffrir, puisque je sais pleurer…
Ah, quel est donc ce cri de mon âme à la tienne,
Ce désarroi d’amante en mes bras apeurés,
En ma poitrine qui ne semble plus gardienne
De nos serments noués aux genoux de l’amour?
Pourquoi dois-je songer que ta main tant aimée,
Écartant mon destin, ébauche quelque jour
Le geste des adieux? À jamais abîmée,
Je sais que sans délai, sous le clair horizon
Qui chantera l’espoir à tes heures ravies,
Mes yeux plus désertés qu’une morte-saison
Regarderont partir ma vie avec ta Vie!

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice d’Otto Herschel

Ce que mots vous inspirent 2029

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

saunders

Les départs donnent souvent l’illusion d’une renaissance. (Jacques Languirand)

*toile de David Saunders

16 août 2017

Les vers de Medjé 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

HEDLEY (Paul) - 2

Quand les roses seront mortes

Le rosier, triste, cœur broyé.
Aux abeilles a clos ses portes,
Car toutes les roses sont mortes
Au jour qui reste dépouillé.

La verte syringe de Pan
Murmure le sanglot des fées
Qui, de marjolaines coiffées,
Ont assoupi leurs pas dansants.

Un glas perlé tombe chagrin
Du clocheton d’une campanule;
La brise, telle un léger tulle,
S’effiloche sur le jardin.

Le soir s’enroule autour du treuil.
Veilleuse en traîne de pétales,
La lune très humaine est pâle;
L’ombre laisse flotter son deuil.

Medjé Vézina, Chaque heure a son visage

*choix de la lectrice de Paul Hedley

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