
Je ne savais pas que cette fois ce serait le dernier combat. Je savais seulement ces mots qu’elle m’écrivait le 21 février :
… cette envie de vivre… toute cette beauté autour… tout cet amour, cette amitié… Je suis donc là! Malgré tout… dans cette sérénité, cette harmonie… cette volonté de vivre 1 jour à la fois et de vivre pleinement la journée… Je suis heureuse!
La radiothérapie allait reprendre une fois de plus deux jours plus tard. Exactement comme en 2005. France était confiante. La douleur avait diminué, l’énergie revenait. Nous allions bientôt nous voir.
Je ne savais pas qu’elle se battait pour la dernière fois. Je savais seulement que Lise lui tenait la main dans cette nouvelle épreuve et qu’elle était heureuse. Vraiment.
Ceux qui l’ont connue se rappelleront toujours de la battante qu’elle était. Ceux qui l’ont connue la porteront toujours en eux et vivront et goûteront à la vie commme elle leur a montré à le faire. Ceux qui l’ont connue ne l’oublieront jamais. Même ceux qui auraient souhaité la rencontrer comme Armando.
Elle a semé des mots et des images au pays de Lali qui ne s’effaceront jamais. Pas plus que tous ces moments d’amitié dont je conserverai toujours un souvenir impérissable.
Elle a été une fleur de mon jardin pendant plus de 25 ans. Une fleur épanouie. Une fleur généreuse. Une fleur qui se donne et s’ouvre aux autres. Une fleur exceptionnelle, comme on en croise peu dans sa vie.
France, comme l’a écrit un jour quelqu’un, « tu brilleras l’éternité ».