Lali

25 mars 2008

Toutes ces vies qu’elle a eues

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:19

caputo 3

Elle pense parfois à toutes ces vies qu’elle a eues, parce qu’aux lignes toutes tracées, elle a préféré les chemins de traverse, les sous-bois et les détours. Ces vies qu’elle n’aurait jamais pu connaître autrement. Certaines dont elle conserve un doux souvenirs, d’autres qui la rendent nostalgique, et certaines qu’elle préfère laisser bien rangées pour se préserver de l’amertume qui la gagnerait à coup sûr.

Elle pense parfois aussi à tous ces livres qu’elle a lus. Nombreux, si nombreux. À ceux qu’elle lira. Parce que dans toutes les vies passées et à venir de la lectrice d’Ulisse Caputo, il y a eu, il y aura des livres.

L’inexpliqué

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:47

angeli

Personne ne l’a regardée pendant des années si bien qu’elle reste toujours troublée quand il pose son regard sur elle avec intensité. Non pas parce qu’elle est nue. Pas plus parce qu’il y a une lueur de convoitise dans les yeux. Mais parce qu’elle est elle, vivante et qu’elle n’a rien changé de ce qu’elle est pour lui. Ni caché au fond d’un tiroir ce grand pull informe dans lequel elle traîne.

Elle est restée celle qui a croisé sa vie un jour d’été. Les cheveux en bataille dans le soleil. Un livre à la main.

Elle l’avait remarqué depuis longtemps. Mais la lectrice de Guérino Angéli n’a rien dit. Elle n’a pas maquillé ses yeux, elle n’a pas choisi ses plus jolies robes, elle n’a rien fait de ce que font les femmes quand un homme leur plaît. Elle a continué à être elle. Sans penser à ce qui pourrait arriver. Enfin, pas trop, juste un peu.

Un jour, il lui a demandé ce qu’elle lisait. Et elle lui a tendu le livre en même temps qu’elle lui a demandé ce qu’il écoutait.

La vie est ce qu’elle est. Elle nous apporte l’inexpliqué auquel on ne veut pas trouver de raisons. Il écoutait Yves Simon tandis qu’elle le lisait.

Retour au travail

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:43

vk

Pourquoi est-ce toujours si difficile de retourner au travail après des jours de congé, semble se demander la lectrice de V. Kostetsky. Parce qu’on a commencé à prendre un autre rythme et à y prendre goût? Peut-être bien…

Réveil blanc à Bruxelles

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 5:43

017b

Quelque chose doit être déréglé quelque part pour qu’il neige un 25 mars sur Bruxelles. La ville se serait-elle égarée en suivant le professeur Tournesol et son pendule indiquant « un peu plus à l’ouest »? Ou le nom de la rue où habite Tintin aurait-il décidé d’échanger le sien avec celui de la capitale belge pour voir l’effet? L’enquête des Dupont et Dupond se poursuit ici.