Lali

5 mars 2008

Quand la neige est un poème

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 22:45

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Et je m’endormirai en rêvant que peut-être demain matin il y aura sur mon chemin d’aussi jolies traces que celles laissées il y a quelques semaines en Auvergne. Quant à les retenir avec autant de poésie que le fait Géraldine, là c’est une autre histoire…

Là où je t’aime

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 21:40

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« Là où je t’aime, le ciel n’a pas la même couleur, a écrit Barbelivien bien avant moi. Mais il n’a pas tout dit. Il n’a pas dit qu’il est plus bleu. Que le soleil y brille en permanence. Non, là où je t’aime, le ciel n’a pas la couleur que les autres décèlent. Il faut t’aimer pour voir comme ce ciel est resplendissant. Parce qu’il est morceau de toi et qu’incorporé à mon propre ciel, je suis enfin entier, et non plus en quête de toi. »

Bien sûr que les yeux de la lectrice de Michaela Moisl-Taurer se sont mouillés quand elle a découvert qu’il avait au bas de chaque page écrit un mot et qu’additionnés, tous ces mots donnaient cette dédicace. Oui, bien sûr que ses lèvres ont tremblé. Mais elle ne dira rien des larmes. Elle dira juste Tu me rends terriblement heureuse.

Si je pouvais…

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:04

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Peut-on aller des livres à l’écriture et ne plus faire que ça, ou presque? Ne plus avoir de quotidien que celui-là, loin du reste, loin des réunions entre amis, loin des sorties, loin de ce que d’autres appellent la vie, et être heureux? La lectrice/écrivaine peinte par Bascove affirmera que oui. Et moi qui chaque jour m’exile de plus en plus pour m’adonner à ces deux activités auxquelles se greffent la musique, un peu de cuisine, du cinéma et beaucoup de temps de rêver, vous affirmerai aussi que oui. Et que si je pouvais, je vivrais comme Marguerite Yourcenar. Une partie de l’année à écrire dans l’isolement d’une île pratiquement déserte et l’autre à voyager. Non, je ne suis pas Yourcenar, mais je dirai comme elle : Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.

Le bonheur d’être deux et d’aimer les livres

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:25

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Elle a fait du thé et ils se sont assis face à face pour lire.

Or, il lève parfois les yeux pour la regarder et quand il la voit ainsi, heureuse, à touner les pages, il est lui aussi heureux.

Elle lève aussi parfois les yeux; elle lui lit une phrase qu’ils commentent.

À tour de rôle, ils versent le thé dans les tasses. Peut-être y a-t-il quelques notes de Satie ou de Debussy qui traînent dans l’air. Mais il y a surtout pour les lecteurs de Roger de La Fresnaye ce bonheur d’être deux et d’aimer les livres et la musique.

La peinture est une poésie qui se voit

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 18:29

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La lectrice de M. C. L. Fritzlin aime la poésie. Elle peut passer des heures en compagnie des poètes, allant d’un recueil à l’autre. Comme je peux le faire aussi. Comme je peux aussi aller d’un musée à une galerie avec la même passion. Comme si l’un et l’autre se complétaient.

Peut-être parce que comme l’a écrit Léonard de Vinci :

La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.

Les chevreuils

Filed under: Vos traces — Lali @ 17:57

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C’est à mon amie France que nous devons ces chevreuils marchant dans la neige un jour de décembre. Celle-ci m’a d’ailleurs raconté que quand on croise on chevreuil, c’est une âme qu’on croise… Et quatre chevreuils, ça veut dire quatre âmes? Ça, je ne sais pas.

Mais la chose que nous pouvons d’emblée constater est le fait qu’ils semblent prendre grand plaisir à l’hiver. Faut-il être chevreuil pour aimer la neige à ce point?

Au chaud sous la couette

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 17:48

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Il me semble avoir eu froid aujourd’hui plus que je n’ai eu froid aucun jour de l’hiver avec le vent qui entrait par toutes les fenêtres… Si froid que j’ai fait comme la lectrice de Gillian Furlong : je me suis glissée sous la couette avec un gros pull, des bas de laine et un livre. Et quand j’en suis sortie, ça a été pour me faire un café bien chaud et et pour constater que le vent était enfin tombé…

Celle qui a choisi d’être heureuse

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 12:53

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Elle tourne les pages sans conviction. Ses pensées sont ailleurs, bien loin du papier glacé et des photos léchées du magazine ouvert sur ses genoux. Au delà des articles, des critiques littéraires et des conseils de beauté. Pourtant, la lectrice de Roman Maraz aurait bien voulu s’intéresser à la revue qu’elle a achetée. Mais elle n’y arrive pas. Trop de souvenirs remontent à la surface, trop de traces d’elle. Les ratés, les réussites, des gens, ce qu’on laisse derrière soi et ce qu’on s’empêche – ou nous empêche – de vivre. Tout ce qui fait qu’un jour l’article qu’on lit ne fait plus sens. Parce que pour tellement de choses il est trop tard. Ou que ce ne sera jamais la bonne heure. Ou parce qu’elle ne deviendra jamais celle-ci ou celle-là.

Car il y a longtemps qu’elle n’est plus celle qu’on aurait voulu qu’elle soit. Bien longtemps. Et tant mieux, ou tant pis. Tout dépend de la manière dont on regarde les choses. Tout n’est jamais blanc, tout n’est jamais noir.

Et même si les erreurs, les errances, cette assurance de se connaître soi-même, ce bonheur de savoir être heureuse des petits détails souriants du quotidien sans attendre des bouleversements ou des changements de cap. Et ça ne veut pas dire se contenter de peu. Non. Ça veut peut-être simplement dire qu’elle a choisi d’être heureuse. Vraiment heureuse. D’une manière dont jamais aucun magazine ne parlera jamais.

Du gingembre pour le bonheur des papilles

Filed under: Le plaisir des papilles — Lali @ 12:09

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Il me semble avoir toujours connu et aimé le gingembre, qu’il a toujours fait partie de ma vie, si bien que je ne me rappelle pas de pan de ma vie sans ce goût. Biscuits au gingembre, thé au gingembre, poulet au gingembre, chocolat au gingembre, il me semble que ce goût a toujours été présent. Pas quotidiennement. Mais ponctuellement. Mais avec la trouvaille que j’ai faite dimanche, du gingembre cristallisé, je crois bien que je vais devenir tout à fait accro et ne plus pouvoir m’en passer… Si vous ne connaissez pas, précipitez-vous, vos papilles vont être absolument et totalement conquises!

Congé forcé

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 11:32

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On nous a retournés chez nous. On appelle cela une faille dans le système, puisque dès 6h45 il avait été décrété que le bureau était fermé parce que les routes étaient terriblement encombrées et surtout, parce que nous n’avions pas d’électricité. Donc, pas de chauffage, pas d’accès aux lignes téléphoniques, pas d’ordinateur qui fonctionne. Impossible de travailler dans ces conditions. Le hic, c’est que certains ont été prévenus alors que d’autres ont été oubliés et ont traversé la ville pour se rendre sur les lieux. J’ai au moins l’avantage de vivre à proximité de mon lieu de travail, mais je me suis tout de même rendue à destination pour qu’on ne dise de retourner à la maison… Ce n’est pas si grave. Mais avoir pu rester au chaud sans affronter la tempête m’aurait davantage convenu!

Tout ça pour dire que me voilà confrontée à un congé forcé… Je pourrai donc passer de longues heures devant mon écran, au pays de Lali ou ailleurs, à écrire ou à lire, comme le fait avec grand bonheur la lectrice d’Eugenio Tesouro. Au chaud. Même si j’entends le vent siffler en rafales continues. Je trouverai bien quelque musique pour gommer le sifflement. Et sûrement quelques livres dans lesquels glaner, ce qui fera que je n’y penserai plus. Ou presque plus.

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