Lali

23 mars 2008

Le petit chapeau sans forme

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 12:01

repin

Il n’est pas certain que j’aurais aimé entrer dans certaines toiles où les lectrices chapeautées étaient un peu guindées, pour le moins, mais dans celle-ci oui! La lectrice de Nikolay Repin a tout pour me plaire, même un petit chapeau sans forme. Et surtout un décor de printemps, voire de début d’été, qu’il me tarde chaque jour de voir arriver… Quinze degrés sous zéro le matin de Pâques, c’est un peu trop sous zéro pour moi.

La grille du jardin

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 11:23

rysselberghe 7

La lectrice de Theo Van Rysselberghe a si souvent fêté Pâques. À une autre époque. Et pendant longtemps. Avant que les enfants n’aillent vivre ailleurs, dans des pays qui leur promettaient tellement, où leurs enfants sont nés. Des pays qu’elle a visités pour prendre ses petits-fils et ses petites-filles dans ses bras.

Mais elle n’a plus la force de faire encore la traversée. Il faudra que ce soit eux qui viennent à elles. Elle sait que ce ne sera pas souvent. Que leurs écrits remplaceront leur présence. Comme elle sait aussi que Pâques, ce sera le jour où l’un des siens franchira la grille du jardin.

Jouons à chercher le titre des romans

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 10:44

klepper 2
klepper 1
klepper 3

Il illustrait des romans de Balzac, de Hugo et de Zola. Il en avait fait sa spécialité. Si bien que quand le nom d’Erhard Klepper est aujourd’hui évoqué, c’est immédiatement aux romans de ces derniers auxquels on pense.

Peut-être pouvons-nous même pousser le jeu jusqu’à donner à chacun des tableaux le titre du roman qui pourrait les avoir inspirés?

C’est curieux…

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 10:24

keyser 3

C’est curieux tout ce qu’on commence sans savoir où cela va nous mener. Ainsi, ce jour de printemps 2005 où je me suis mise à la chasse aux lectrices peintes. Qui allait être suivie par la chasse aux lecteurs, celle aux enfants en train de lire, celle aux scènes dans les bibliothèques ou les librairies, celle aux livres bien alignés ou dans le désordre. Ainsi, ce dimanche d’avril 2006 du premier En vos mots qui aurait pu rester lettre morte et qui a été suivi de nombreux autres. Ainsi, cette idée folle de lectrices aux chapeaux pour le dimanche de Pâques. Toutes si différentes. Toutes racontant un moment ou un autre. Certaines plus froides, certaines tout le contraire. Et tous ces décors qui sont les leurs. Certains sont vraiment, mais vraiment, plus que tentants. Comme celui de la lectrice d’Elisabeth Keyser, pour tout vous dire. Je cherche où est la porte d’entrée…

Je ne pensais pas m’amuser autant

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 10:01

cooper 3

Je ne pensais pas m’amuser autant en choisissant pour ce jour de Pâques des lectrices aux chapeaux. Je ne pensais pas avoir un tel plaisir à leur imaginer des vies, à inventer des histoires, même si certaines sont tristes. Parce que la vie est aussi comme ça.

Non, je ne pensais pas que j’aurais un tel plaisir en ce dimanche pascal à inventer des histoires. Que vous pouvez terminer si vous en avez envie.

Non, je ne pensais vraiment pas à tout cela. Je pensais plutôt à moi sur un banc, avec un chapeau, en train de lire, alors que le printemps serait arrivé par miracle. Et celle peinte par Peter Cooper aurait été parfaite pour que je me glisse dedans.

Les lectrices aux jolies coiffes

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:41

hawkins 2

Elles ont sorti leurs plus jolies coiffes. Celles des beaux jours du printemps et de l’été. Et elles sourient devant les pages de ce vieux livre de contes de leur enfance qu’on leur a offert un jour de Pâques qui leur semble bien lointain. Les lectrices de Louis Welden Hawkins ne savent pas encore à quel point le temps passe vite et combien chaque jour de Pâques se rapprochera de plus en plus du précédent à mesure que les années avanceront.

Elle qui lit Germaine Acremant

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 9:32

hassam 1

Et si on me demande ce que j’ai fait pour souligner Pâques, je crois que si je raconte que j’ai passé une partie de mon samedi et de mon dimanche à entrer dans des toiles où des lectrices arborent des chapeaux, on va me prendre pour une véritable dingue. Il vaut mieux donc que je raconte que je suis allée souper chez mes parents, ce que d’ailleurs je vais faire tout à l’heure. Peu de gens peuvent comprendre cette folie douce qui m’habite et qui ne fait de mal à quiconque.

Mais peut-être bien que la lectrice de Frederick Childe Hassam le pourrait. Pourquoi donc suis-je en train de l’imaginer en train de lire Ces dames aux chapeaux verts de Germaine Acremant, souvenir de ma propre jeunesse?

Doux moment

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:30

ekj1

Avouons-le. Il y a tout de même un charme qui se dégage de ces toiles d’un autre siècle. Pas qu’à cause du chapeau. Ni du décor. Ni du café qu’on prend dehors. Mais de ce tout, de cet ensemble, de cet amoncellement de détails. Nul doute que la rayonnante lectrice d’Edward Killingworth Johnson y est pour beaucoup. Mais tout de même. Le tout est un doux moment de bonheur.

Impeccable

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 9:12

frieseke 3

Elle est impeccable. Tout le monde la complimentera pour cette perfection qui la caractérise. Mais s’ils savaient… S’ils avaient la moindre idée de tous les efforts de la lectrice de Carl Frederick Frieseke pour arriver à ce résultat. Elle qui vit loin de tout, qui n’a qu’une seule robe et un seul chapeau pour les grands jours, parce qu’elle n’a pas besoin d’une autre tenue de ce genre, a mis des heures à se préparer. Déjà, il a fallu défroisser la robe, dépoussérier le chapeau, attacher ses cheveux qui ont l’habitude d’être libres. Mais là n’a pas été le pire. Elle avait oublié à quel point ses chaussures des grands jours étaient étroites.

Pour que se taisent ces voix

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:51

robert james gordon

Il lui semble entendre marcher. Mais elle n’est jamais sûre des sons qu’elle entend. Il y en a tant qui heurtent sa tête et que d’autres n’entendent pas. Il y a tant de voix qui résonnent à son oreille et dont on dit qu’elles n’existent pas. C’est pour ça d’ailleurs qu’on a isolé la lectrice de Robert James Gordon. Pour que se taisent ces voix. Pour que son esprit se repose. Mais ce dimanche n’est pas un jour habituel. Il y aura des visiteurs. Un enfant dont elle entend le rire au loin.

Elle voudrait qu’on la ramène au pays des rires. Elle est certaine que toutes les autres voix se tairaient devant un rire cristallin. Mais comment leur faire comprendre? Ils n’entendent jamais rire les enfants, eux.

Page suivante »