Bien-Aimée
la femme que j’aime ne sait pas tricoter
elle sait rêver rêver rêver
et ses rêves sont des nuages de laine
gonglés d’espérance multicolore
que convoque le crépuscule
Elle sait repasser à merveille
les merveilles rouges et bleues
tout ce qui est crépusculaire miraculeux
pour l’herbier des souvenirs
et les longues soirées d’hiver
La femme que j’aime sait aimer
ce qui est lourd comme la douleur
et dur comme le lendemain
inquiétant comme les jours de fête
quand tout est meilleur que le pire
(Philippe Soupault)
*toile de Newell Convers Wyeth

4 réponses
Bonjour,
Je serais très intéressé de savoir d’où est tiré ce beau poème ? D’après mes recherches, il n’a jamais été publié et nous n’en avons qu’un manuscrit.
Merci !
Il est tiré de Poèmes et poésies (Grasset, collection Les Cahiers rouges, 1987).
Pardon, je n’avais pas vu votre réponse.
Oui, je pensais moi aussi qu’il serait dans le recueil paru chez Grasset mais je ne l’y trouve pas… Peut-être ai-je manqué une page mais j’ai vérifié plusieurs fois.
Comme ce recueil m’avait été prêté et que je ne l’ai plus, il va être difficile de vérifier.
Croisons les doigts que nous finirons par tomber sur cet extrait un jour…