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Quand on écrit un billet

Quand on écrit un billet, on le fait d’abord pour soi. Pour le plaisir de le faire, le plaisir des mots, pour combler cette envie de dire qui nous tenaille. Dans un deuxième temps, c’est, en ce qui me concerne, pour partager.

Or, on ne sait jamais tout à fait qui nous lit. On ne connait que rarement les réactions que nous suscitons chez les uns et les autres, qu’ils soient concernés directement ou pas. Mais cela ne nous empêche pas d’écrire, de laisser entendre notre voix.

Certains commentaires déposés ici font souvent ma journée. Parce que quelqu’un a été touché par un poème, une musique, mes mots. Par contre, nombreuses sont les réactions se font hors de ces pages. Et ce n’est pas plus mal.

Un écrivain dont on a lu les deux premiers livres et dont le troisième nous attend à qui on fait un brin de jasette au Salon du livre de Montréal était ravi de faire la connaissance de cette Lali qui a signé deux billets qu’il a appréciés. Un vieil ami du temps de l’université, aujourd’hui écrivain, que le hasard de la toile a permis de croiser à nouveau, a souvent lu avec joie les pages de Lali sans savoir qui se cachait derrière ces pages.

Et parce que Lali existe ailleurs, qu’elle fait notamment partie de la rédaction de La Recrue du mois et de la communauté en ligne de Babelio, là aussi lui arrivent des petits mots. Entre autres un qui m’a beaucoup touchée il y a deux jours, sur Babelio, de la part de Cat, qui a découvert grâce à moi le poète Lionel Ray et qui s’est empressée de commander deux de ses recueils chez son libraire. Et un autre des éditions Prise de parole qui veulent utiliser des extraits de mon billet sur le très beau recueil de récits de Maurice Henrie .

Quand on écrit un billet, on l’écrit d’abord pour soi. Sans savoir ce qu’il deviendra. Qui le lira. Qui nous en parlera. Tout de suite ou plus tard. Et c’est parce que je ne pense pas à ce que celui-ci pourra provoquer qu’il m’est possible d’écrire en toute liberté. Jour après jour. Parce que, tout simplement, le plaisir est toujours là.

*toile de José Gonzalez Collado

6 réponses

  1. Dans l’attente impatiente de découvrir un nouvel univers poétique grâce à toi Lali! Le partage artistique procure une émotion rare que rien n’égale, tu as raison. Peut-être parce qu’il est difficile d’exprimer cette part là, si peu rationnelle, qu’on appelle le bonheur…

  2. Et sois-en remerciée d’écrire ainsi.

    Je suis d’accord avec toi. on écrit d’abord pour soi,de connivence avec soi-même. En ce qui me concerne avec mes interdits, mes sous-entendus et puis mes coups de coeur. Puis comme de bien entendu on écrit pour le partage et là, tu réussis très bien pas à pas, mot après mot,image après image, référence après référence. Un lent travail de fourmi mais conçu avec bonheur, avec délicatesse, avec talent.
    Un plaisir de se poser ici.

  3. Dans ce que tu as écris, je retrouve des épisodes de ma petite vie. Et tes mots sont si bien posés, que mes commentaires potentiels en restent à l’émotion.

  4. Oui Lali , tu ne peux savoir l’ importance de ce que tu apportes…et très souvent je ne sais pas l’ exprimer tant tout est du domaine du ressenti…:-))
    Pour tout cela un grand merci…Tes conseils de lectures sont très précieux pour moi qui souvent balbutie dans les allées de la médiathèque…avec toi , je suis sure de ma lecture…
    Que deviennent nos billets…? ça , c’ est leur histoire…et celles des tiens est une bien belle récompense..:-)

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