Mouche
Moucherolle
Moucheron
Sautille
Sautilleront
Sur les ailes vermillon
D’une famille papillon
extrait de Petits poèmes acrobatiques d’Anne-Zoé Vanneau
*toile de Yakov Kozlov
Mouche
Moucherolle
Moucheron
Sautille
Sautilleront
Sur les ailes vermillon
D’une famille papillon
extrait de Petits poèmes acrobatiques d’Anne-Zoé Vanneau
*toile de Yakov Kozlov
En ce dimanche de la fête des Mères, quelques jeunes lecteurs ont choisi de partager avec leurs mères quelques poèmes, en commençant par la jeune lectrice peinte par William Henry Snyder. Ils viendront donc les uns après les autres lire pour les mamans quelques-uns des Petits poèmes acrobatiques d’Anne-Zoé Vanneau en commençant par celui-ci :
Un lama
Perdu au pays des grands froids
Glisse en pyjama à pois
Sur une plaque de verglas
Quel beau panorama
S’exclame marin Boa
Du haut de son trois-mâts!
À toutes les mamans et grands-mamans raconteuses d’histoires qui donnent à l’enfance ses plus beaux souvenirs, une heureuse fête des Mères!
*illustration de Paola Pappacena
Un soir je partirai seule
rendre à la nuit mon cœur de craie
j’échangerai l’or des chemins
contre un ciseau d’argent
pour découper les siècles
je partirai
et je ne me souviendrai plus d’avoir
un jour été ici
Claire Genoux, Poèmes 1997-2004
*choix de la lectrice de Marius de Buzon
Moineau, la petite libraire, le roman écrit par celle qui signait T. Trilby, a plus de trois quarts de siècle. C’est en effet en 1936 qu’a paru ce roman destiné aux jeunes qui raconte les aventures de Marie-Antoinette, dite Moineau, douze ans, qui doit faire face avec courage à un changement de vie. Son père, un banquier, vient de perdre toute sa fortune à cause de la crise. Il ne lui reste plus rien, ni appartement luxueux, ni meubles, ni voiture, et encore moins de château pour les vacances d’été. Sans la générosité de son cousin que ses enfants appellent « oncle Christophe », qui accepte d’héberger les siens, Moineau, ses parents et ses deux frères seraient à la rue. Mais ce n’est pas de bon cœur que l’oncle se porte au secours de membres de sa famille, mais parce qu’il se sent obligé de le faire, ceux-ci n’ayant pas d’autres parents.
Le père de Moineau est envoyé au Canada pour trois ans afin de diriger un obscur chantier de bois tandis que femme et enfants essaient de s’habituer à leur nouvelle vie. Plus de bridge et de théâtre pour maman. Plus d’Anglaise pour s’occuper des garçons. Plus de leçons privées à domicile pour Moineau. Et aucune indépendance puisqu’ils ne sont pas chez eux. Jusqu’à ce qu’une proposition se présente laquelle leur permettra de voler de leurs propres ailes. La maman de Moineau a accepté d’acquérir la librairie de la sœur de Mademoiselle, qui donnait des leçons à Moineau, car celle-ci veut prendre sa retraite. Et ce, même si elle n’a jamais travaillé de sa vie, même si elle ne connaît rien au monde du livre et à la papeterie. Même si mère et enfants vont se trouver plus à l’étroit que jamais.
Et comme un malheur ne vient jamais seul, alors que Moineau et ses frères profitaient enfin du bonheur d’avoir une maman à eux, disponible, même si elle travaillait beaucoup, celle-ci es opérée de toute urgence pour une appendicite, ce qui sera pour Moineau l’occasion de montrer à tous à quel point elle es débrouillarde. C’est d’ailleurs avec fierté qu’elle ouvrira ses livres quand l’oncle Christophe se déplacera afin d’en savoir plus. Il faut dire qu’il a une certaine affection pour Moineau, car elle a du caractère et lui fait penser à celui qu’il était plus jeune. À tel point qu’elle finira par changer le malcommode en bonhomme sympathique.
Moineau, la petite libraire finit bien, vous l’aurez compris. Mais le roman risque de ne plus intéresser quiconque aujourd’hui. Il a trop pris de rides. Les enfants d’aujourd’hui ne pourront s’intéresser à un roman qui met en scène des enfants qui prient et une gamine de douze ans qui tient boutique au lieu d’aller à l’école. Bien sûr, le livre est pétri de bonnes intentions. C’était de mise au moment de la publication.
N’empêche, Moineau est attachante. Et malgré le fait que le livre ait mal vieilli, vous vous attacherez à elle. Et vous ne pourrez que vous réjouir de la fin. Et moi, je me réjouis d’avoir enfin lu ce classique de la littérature pour enfants. Même s’il a plein de défauts et qu’il est irréaliste.
Titre pour le Challenge « Le nez dans les livres » 
Née à Prague, Jitka Palmer a complété des études de médecine avant de se tourner vers les arts, et plus spécifiquement la sculpture. Elle vit à Bristol, en Angleterre, et enseigne dans les universités tout en animant des ateliers destinés aux jeunes afin de les initier à la sculpture.
Je guette le passage des mots
leurs petits pas sur la mousse
s’entassant parmi les futaies de l’aube
ces mots vagabonds
qui battent ma page
de leurs cils de soie
et déjà le jour dans la parole pluvieuse
Claire Genoux, Poésies 1997-2004
*choix de la lectrice de Hans Vautier
En cette dernière soirée du Festival du jamais lu, je serai au Bal littéraire. Qui m’invitera à danser?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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