Elle a quitté la maison où elle a grandi en laissant au grenier les livres que je lui avais offerts au fil des ans, certains avant même le jour de sa naissance et d’autres m’ayant appartenu.
Je n’avais pas compris que c’était là une sorte de fin à ce qui nous unissait, que ce n’était pas que temporaire, en attendant qu’elle ait un plus grand appartement pour y caser tous ses souvenirs.
Or ce soir, grâce à aux médias sociaux j’ai appris que ma filleule s’est mariée il y a quelques heures. De la même manière que j’avais appris ses fiançailles l’an dernier.
Il est l’heure d’accepter qu’est fini le temps où j’étais une marraine.
Même si ça fait mal.
*toile de Gari Melchers

2 réponses
Oh ! je comprends ton chagrin.Ce n’était pas des liens de sang, mais cependant…
Non, tu as été marraine et tu l’as bien été, j’en suis sûre. Ce qui est donné et donné, reprendre c’est volé, dit-on.
L’art et la manière n’y sont plus, mais…
voilà qui fait très mal, en effet!
je compatis très fort
je t’embrasse