Déjà dimanche! Et déjà la deuxième moitié de février qui est en cours… Oui, le temps passe vite, mais chaque journée nous rapporche du printemps, et c’est ce qui compte pour quelqu’un, comme moi, qui n’aime pas l’hiver. Est-ce aussi le cas de la jeune lectrice imaginée par l’illustratrice Graziela Andrade? À vous de nous le dire, en vos mots, comme vous le faites semaine après semaine.
Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc sept jours devant vous pour prendre connaissance des textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier et nous raconter en vers ou en prose ce que cette illustration évoque pour vous. C’est avec plaisir que nous vous lirons.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
2 réponses
Punaisé aux murs de sa chambre, collé sur les portes de ses armoires, joyeusement désorganisé et entassé sur ses étagères, étalant une vie quasi organique à l’intérieur de ses commodes et garde-robes : ici s’éploie en toute autonomie le monde de Juliette.
Car Juliette a son univers personnel. Celui qui comprend tout ce qu’elle est, tout ce qui lui ressemble. Ses livres surtout. Ses jeux, ses peluches et jouets fétiches.
Si d’aventure vous pénétriez dans son repaire, chose assez peu probable vu qu’ il est très privé, il est vraisemblable que ce qui est le plus précieux à Juliette échapperait cependant entièrement à votre attention. Je parle là de ses compagnons de jeu, de ses camarades de lecture, de ceux qui vont jusqu’à partager son sommeil, et dont elle serait scandalisée de savoir, alors que pour elle ils sont aussi réels que vous et moi, qu’on les nomme « amis imaginaires ».
Il était une fois des gens heureux…
Et la petite fille jouait, jusqu’à ce que l’éclat de son rire inonde la maison d’un grand soleil lumineux.
Des mots dessinés dans l’air. Crayons de couleur, arc-en-ciel, en désordre. Le ciel est plus joli en rose pastel, avec quelques nuages bleu pâle où des oiseaux aux grandes ailes déployées qui s’en vont vers ailleurs. Et ailleurs est quelque part loin dans ses rêves.
Il était une fois des gens heureux…
Pour elle, Papa a toujours était grand. Et maman pas du tout pareille. Un jour elle saura tout ce qu’il leur a fallu d’amour.
Et la princesse au petit pois, Boucles d’or et les trois ours, puis le vilain petit canard, autant d’histoires qu’elle lit en épelant les mots, avec si peu d’assurance, mais tant de fierté.
C’est n’est qu’une histoire de tous les jours. De celles qu’on range dans le cahier tendre de l’enfance. Avant les silences creux de l’adolescence… Une de ces histoires dont les années feront des souvenirs. Lorsque que nos sourires nous rappellerons qu’il était une fois des gens heureux. C’était en des temps plus silencieux.