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En vos mots 563

LE FAUCONNIER (Henri)

Il y a longtemps que je ne vous avais proposé un lecteur à faire vivre en vos mots. J’ai donc fait le tour de ma galerie pour en trouver un qui pourrait vous inspirer quelques lignes et choisi ce portrait du poète Georges Bennamour du peintre Henri Le Fauconnier.

Je suis certaine qu’il a quelques chose à vous raconter si vous le faites un peu parler…

C’est ce que nous saurons dimanche prochain au moment de la validation des textes reçus. Entretemps, profitez-en pour lire ceux déposés sur la scène livresque de dimanche dernier. Juste pour le plaisir.

Rendez-vous dimanche prochain pour la suite.

3 réponses

  1. Il laisse les volutes s’enfuir,
    Tandis que subtil s’échafaude
    Un paysage où il respire
    Des effluves de régions chaudes.
    Le parfum des gardénias,
    Entêtant comme l’Afrique,
    Lui évoque les doux émois
    D’agitations clairement érotiques.
    Le poème est dans sa tête.
    Le peintre ne peut le voir.
    Mais ce soir, seul dans sa chambrette,
    Il se laissera émouvoir,
    Et après quelque déraisons,
    Il recomposera de mémoire
    De l’amour la douce chanson.
    Avec transport, il en chantera
    Les excès, les folies, les rêves,
    Et écrira comme l’on boit,
    De la chair l’ineffable fête.

  2. Si j’avais des mots à dire
    Ou juste l’envie de parler
    Pour étaler mes souvenirs
    À qui voudrait m’écouter

    Si je rêvais d’éternité
    Comme d’un paradis nouveau
    Où ne resterait à inventer
    Que la couleur de notre peau

    Si je restais tout seul un soir
    Comme un marin sur le port
    Perdu dans la nuit noire
    Avec le souvenir de ton corps

    Je changerais l’aube du jour
    Pour le vert de tes yeux
    Et nous referions l’amour
    Comme deux enfants heureux.

  3. « Lipogramme et colégram »

    Sur un mot… 

    Un mot dit parmi dix, mi-nu mais sans sursoir,
    Un mot maudit sur six qui broutait du hiatus,
    Jusqu’à n’y plus partir, livrant tout son pain noir,
    Qui coinçait, qui grinchait, cousu or, point motus…
     
    Un mot lu qui floutait, sorti tôt d’un roman,
    Un mot goth, tic ou tac, battant pignon sur Jaz
    Ratatinant son son, hypnotisant son sang,
    Modulant l’indistinct, aux instincts d’un son jazz…
     
    Oui, il faudra dormir, ô soupirs disparus,
    Dans son lit assourdi aux polochons vaincus,
    Aux potions qu’a la fin, du soir, ni plus ni moins…
     
    Aux poisons qu’a la mort, sis au mi-nuit du mot,
    Qui sont la libration du mal vibrant si vain,
    Aux vivants, à l’amour, aux voussoirs, à la faux…

    bonne année 2018 à toutes et à tous

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