Parce que le blanc est la couleur du jour, j’ai choisi pour vos mots cette scène livresque signée Li Zijian. Puisse-t-elle vous inspirer et vous attendrir afin que dans sept jours, au moment de la validation des commentaires, se trouve parmi ces derniers votre texte.
D’ici là, bon dimanche à tous!

Une réponse
Tout est devenu si silencieux à Beaufort
La mer glacée murmure aux vieux marins
Le chant des souvenirs qu’on disait morts
L’arpège infatigable de nos chagrins…
Soleil d’hiver sur les branches dénudées
Le silence me semble si fragile et si pur
Dire qu’à Paris on assassine la liberté
Que nos mémoires s’habillent d’imposture.
Est-ce que le sang écrira le livre de nos destins
Quel sera le prix à payer pour nos moments de folie
Je regarde Clara esquisser quelques traits d’un dessin
Alors que maman épuisée s’est endormie.
Et je voudrais l’espoir d’un amour qui viendra
Des mots nouveaux pour me faire croire encore
Malgré un ciel qui me semble tellement bas
Et aussi glacé que la mer de Beaufort…