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En vos mots 383

LE-TAN (Pierre)

Certains sont partis en juin, d’autres rentrent tout juste, et d’autres encore ne sont pas encore partis. Et parce que je serai en vacances à partir de vendredi, j’ai choisi d’offrir à vos mots et à votre imagination une scène qui a des airs de voyage, tout en demeurant livresque.

Œuvre du dessinateur Pierre Le-Tan, qui a notamment collaboré avec Patrick Modiano — c’est d’ailleurs ainsi que j’ai découvert son remarquable travail il y a des années —, la scène su jour laisse place à de nombreux itinéraires que vous pourrez suivre à votre guise le temps d’un poème, d’une nouvelle, voire d’une chanson ou d’une simple phrase.

À vous de prendre la route, de nous raconter en vos mots ce qu’évoque pour vous cette scène. Vous avez jusqu’à dimanche prochain pour le faire. Aucun commentaire ne sera validé avant.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

3 réponses

  1. Les mains sur le volant
    La tête ailleurs
    Je drive un cerf-volant
    En Équateur
    J’ai pas la ceinture sécurit’
    Je prends la fuite
    Je vais n’importe où
    Mais j’y vais et tout de suite
    Les mains sur le volant
    Le corps qui bouge
    Je grille en cerf-volant
    Tous les feux rouges…

    Petit refrain de 1985. « Les mains sur le volant » de… oups j’ai oublié ! (sourire)!

  2. Je me suis demandé si souvent si Mélanie m’avait oublié. Notre amour était si enfantin qu’il n’avait surement pas laissé de traces. Pour moi, malgré mes huit ans, c’était différent. C’était la première fille que j’ai eue comme compagnon de jeu. L’espace d’un été.

    Son père était le gardien du phare qui vigilait la mer chaque nuit. Et de là-haut, il gardait aussi un œil amical sur la propriété de papa. Ils étaient des amis depuis l’enfance.

    Cet été-là, le cancer avait été le plus fort. Papa avait perdu. C’était sa première défaite. Après près de 5O ans d’existence. Nous avons tous beaucoup pleuré. Mélanie avait été aussi triste que moi. Autant que je m’en souvienne.

    Et puis plus rien.

    Nous sommes rentrés à Paris. La maison est restée vide pendant vingt ans. Plus de jeux. Plus de phare. Plus de Mélanie. Juste les souvenirs. Mes souvenirs.

    Il fait chaud. Nous retournons là-bas, maman pour noyer ses vieux chagrins, moi pour voir si mes souvenirs d’enfance sont aussi beaux que ce que j’ai gardé d’eux.

    Rien n’a changé. Mon regard s’enchaine au vieux phare. Gardien fidèle du temps qui passe. Toujours aussi serein et élégant. Intact. Comme dans mes souvenirs.

    J’ai le cœur qui bat. Très fort. Il me tarde de revoir Mélanie.

  3. Il en a rêvé toute l’année.
    Il arrive enfin à son rendez-vous tant espéré.
    Il laisse tout: son chapeau, son cabas et son livre.
    Tout excité, il laisse même son auto en marche.
    Il court et se jette éperdument dans les bras de la mer.

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