Marthe, ma grand-mère, savait que le jour où elle partirait pour l’hôpital elle ne reviendrait pas. Elle le savait. Maman le dit toujours. Mais pas question qu’elle nous quitte en hiver. Elle avait choisi de mourir en été. Quand les pivoines qu’elle aimait tant auraient déployé leurs pétales.
C’était il y a longtemps, si longtemps, mais une gamine de six ans qui sommeille en moi ne l’oubliera jamais et ne pourra qu’avoir les yeux humides devant des pivoines.


4 réponses
Lorsque je croiserai des pivoines sur mon chemin, je penserai à ton texte Lali et je les apprécierai encore plus, pensant qu’un jour je ne les reverrai plus.
Peut-être que si on regardait les fleurs et autres beautés comme si c’était la dernière fois, notre vie serait plus intense…
Moi aussi j’aurai une pensée pour toi quand je passerai devant les pivoines…
C’est aussi une de mes fleurs préférées j’en ai des blanches et des roses dans mon jardin, ta grand-mère avait très bon goût..
Les pivoines… et les tulipes… et le lilas..
Les nuages…
Les livres…
Les poèmes…
les lectrices et les lecteurs..
Les librairies..
Les balcons en fer forgé..
Le rouge… le bleu…
Le Québec..
La Belgique..
La Bretagne..
Paris..
Et j’en oublie sûrement !
Me font penser à Lali..