Me voilà une fois de plus confrontée à une coquille et dans un livre de bibliothèque, ce qui va me retenir de biffer « te » au « cette » de « cette hiver-là » (Pierre Péju, La petit Chartreuse, Gallimard, p. 124), ce que j’aurais fait sans hésitation si le livre m’avait appartenu, ce qui m’a donné envie d’ouvrir cette nouvelle chronique, parce que les anecdotes sont nombreuses pour qui doit faire montre d’un œil de lynx au quotidien.
En effet, la réviseure que je suis (je sais, je sais, ailleurs qu’au Québec, on dit réviseuse, vous pourrez le vérifier ici) ne décroche jamais, si bien que presque chaque jour une coquille, une erreur grossière ou les deux s’étalent devant ses yeux.
Parfois, je ris, c’est trop gros. D’autre fois, je suis en rogne. Ça dépend de ma journée ou de la couleur du ciel, va savoir.
Ce que je sais ce soir, c’est que j’ai envie de cette chronique, que j’ai envie qu’elle soit légère et qu’elle me permettra sûrement de rire — même si parfois jaune. Surtout que je suis toujours à me demander ce que je fais de ce « te » en trop dans un livre qui ne m’appartient pas…
*toile d’August Macke

2 réponses
La petite Chartreuse de Péju……
Mais oui! il y a parfois (de plus en plus même) des coquilles, des fautes incroyables…
Ce qui m’amuse justement (car je suis comme toi : je n’ose jamais griffonner sur un livre qui ne m’appartient pas) c’est le passage d’un lecteur avant moi qui, lui, n’a pu s’empêcher de rectifier, avec un petit commentaire en bonus dans la marge, du style : « Oh! quelle horreur! »
Moi j’ai été réviseur des réviseuses et mon Dieu faut avouer qu’il me vient souvent envie de réviser encore mes réviseuses…