Commentaires récents
Admin:
Archives:
mai 2026
D L M M J V S
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  
Avec Keats 2

johnson-joshua-1.jpg

Sur la mer

D’éternels murmures elle entoure
Les rives désolées, et, de sa houle puissante,
Gorge deux fois dix mille cavernes; jusqu’à l’heure où le charme
D’Hécate les laisse à leur vieux bruit ténébreux.
Souvent d’humeur si douce elle se trouve
Que c’est à peine si le moindre bout de nacre
Bouge des jours durant de là où il vint échouer
La dernière fois que du ciel les vents se sont déchaînés.
Ô vous dont les yeux sont irrités et las
Offrez-leur pour festin la mer immense à parcourir;
Ô vous dont les oreilles sont assourdies d’un vacarme barbare
Ou nourries à l’excès d’une mélodie fade
Asseyez-vous au seuil béant d’une vieille caverne, et rêvez
Jusqu’au sursaut du réveil, comme si le chœur des nymphes de la mer chantait.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Joshua Johnson

3 réponses

  1. Un bien joli poème..
    Oh! oui comme elle est immense à découvrir et si souvent changeante…
    Ce matin buvant mon café , j’ ai entendu  » le coeur de nymphes  » et je me suis régalée…
    J’ avais les rêves qui allaient avec…
    Merci Lali

  2. Mon souhait serait d’être assise au bord de la mer, me laisser envahir par le bruit des vagues et lire ce superbe poème…
    Merci Lali, c’est magnifique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *