

Presque illisible et très abîmée, probablement par l’eau, cette carte envoyée de Hong Kong est pourtant arrivée à destination.
Je l’ai tournée dans un sens, puis dans l’autre, en me demandant comment le timbre avait pu se retrouver au recto et à l’envers. J’ai cherché à deviner les mots effacés.
Et je me suis dit que cette carte avait vécu. Qu’elle était devenue une œuvre d’art. Non pas modelée par les mains d’un artiste aux idées novatrices, mais par la route et les intempéries.
Et j’ai imaginé les visages de tous ceux qui l’avaient tenue entre leurs mains. Et la surprise probable du facteur quand il l’a déposée dans la boîte à lettres.
Ça ne doit pas être courant de livrer lettre, colis ou carte postale dans cet état.
Et malgré l’état piteux de la carte, j’ai souri.
Rien n’était venu à bout de la ténacité de cette carte.
Elle n’avait qu’un but : atterrir dans ma boîte à lettres.
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