on ne naît pas migrateur
l’apatride est un cormoran
surpris par le coucher
du soleil
au-delà des côtes
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de Susie Devenport
on ne naît pas migrateur
l’apatride est un cormoran
surpris par le coucher
du soleil
au-delà des côtes
Alain Mabanckou, Les arbres aussi versent des larmes
*choix de la lectrice de Susie Devenport
J’avoue que je n’ai aimé qu’à moité le recueil de Sarah Berhiaume. Peut-être à cause de la langue plus parlée qu’écrite qu’elle a choisi d’utiliser. Peut-être parce qu’elle a effleuré le sujet des villes mortes sans l’aborder vraiment sauf dans la première histoire où une jeune femme est confrontée à la mort de l’amour dans une ville en ruines. Peut-être parce que je n’aime pas qu’on entrecoupe des nouvelles par des dessins. Surtout s’ils ont peu, voire pas d’intérêt, ce qui est le cas ici.
Pourtant, Sarah Berthiaume a du souffle et de l’imagination. Peut-être trop quand il est question de zombies, un sujet qui ne m’intéresse pas d’emblée et dont elle n’a pas réussi à me convaincre de l’intérêt qu’elle semble lui porter malgré son talent à en faire quelque chose de tout à fait cinématographique.
J’ai eu chaque fois l’impression que la jeune dramaturge n’avait pas su maîtriser la langue narrative à laquelle elle s’était vue contrainte par son choix de faire de ses sujets des histoires/nouvelles qui auraient sûrement eu plus de poids si elle avait pu les théâtraliser. Du moins ai-je eu cette impression.
Et pourtant, le premier texte est fort. Mais les suivants ont quelque chose d’inachevé. De bâclé.
Dommage. J’avais si hâte de lire ce recueil qu’on m’avait vivement conseillé.
Nulle terre étrangère.
Des couleurs. Des impressions.
Ravissement.
Et assise devant House of Pictures de Peter Doig, une envie d’écrire.
À laquelle on s’abandonne.
Pour que mots et couleurs se répondent.
Bleus figés
le plus clair posé
sur l’horizon
et des fenêtres sur l’infini
sur une seule image
de vert vêtue
qui demeurera
plus vraie que vraie
dans la distance des apparences
(mars 2014)
Aller des livres aux images. Et puis rêver d’ailleurs et de couleurs. Pour contrer le gris qui s’étale au-delà de l’horizon.
Puis siroter une gorgée de café. Me réchauffer aux souvenirs pour mettre un peu de bleu dans ma tasse.
*toile de Bascove
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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