Les vers de Léopold 3
Je m’imagine ou rêve de jeune fille
Je m’imagine que tu es là.
Il y a le soleil
Et cet oiseau perdu au chant si étrange.
On dirait une après-midi d’été,
Claire. Je me sens devenir sotte, très sotte.
J’ai grand désir d’être couchée dans les foins,
Avec des taches de soleil sur ma peau nue,
Des ailes de papillon en larges pétales
Et toutes sortes de petites bêtes de la terre
Autour de moi.
Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique
*choix de la lectrice d’Eric Theodor Werenskiold