Lali

22 avril 2011

Les vers de Léopold 7

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Avant la nuit

Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe
Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières
Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables
Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.

Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens
Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes
Et tes cheveux tressés, rythmés quand elle danse
Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairaient ma nuit.

La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide
Et les femmes si belles, on dirait des images?
Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre
Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.

Léopold Sésar Senghor, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Guérino Angeli

Mal de pierres

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:06

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Le mal de pierres, ce sont les pierres qui rongent de l’intérieur celle qui souffre de cette maladie, soit la grand-mère paternelle de la narratrice. Un mal qui l’emprisonnera une partie de sa vie dans une douleur intolérable, si violente qu’un jour elle tentera d’en venir à bout en faisant une cure.

C’est lors de cette cure sur le continent que la grand-mère — une vieille fille qu’on a fini par marier alors que nul n’y croyait plus étant donné qu’elle avait réussi à faire fuir tous ses prétendants en leur écrivant des lettres passionnées et osées (surtout pour l’époque et pour ce coin reculé de Sardaigne) — fait une rencontre qui bouleversera le cours de sa vie. Elle qui n’avait jamais été amoureuse de son mari imposé, mais qui n’a jamais cessé d’espérer connaître un jour l’amour, va tomber follement amoureuse et être aimée en retour le temps de quelques jours, le temps d’une cure.

Fascinée par cette grand-mère étrange, dérangée affirmaient certains, la narratrice va nous parler d’elle, mais aussi de sa mère, de son père musicien, de son autre grand-mère, du père de son père, de tous ceux et celles qui ont nourri son imagination alors qu’elle prend la parole pour nous raconter ces personnages hors du commun. Avec une plume de véritable conteuse. Sans pudeur et sans retenue et en nous offrant une chute étonnante.

Mal des pierres de Milena Agus. À lire. Tout comme Battement d’ailes.

Bleu d’avril

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 14:51

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À regarder en écoutant du blues pour éviter d’avoir les bleus parce que le printemps tarde à se poser chez nous.

Au château de Grand-Bigard 3

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:24

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8 mai, notez bien la date. C’est ce jour-là que prendra fin l’exposition Floralia Brusssels au château de Grand-Bigard dont l’ami Armando a fait le tour, s’arrêtant ici, puis là, ne ménageant pas sourires et clins d’œil afin que chacune des fleurs se sente unique. Ça vaut bien encore des bisous, non?

Ce que mots vous inspirent 389

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Le premier baiser, c’est l’union de deux fleurs parfumées afin que de leurs senteurs mêlées, il naisse une troisième âme. (Khalil Gibran)

*toile de Carrie Graber