Lali

26 avril 2011

Quelques poèmes d’Hubert 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Sur l’ivoire

La nuit dernière j’ai rêvé, me croiras-tu,
que sur l’ivoire dont chaque jour tes doigts
calment l’attente, je parvenais à te traduire
à petits traits, petites touches, ce qui de toi
me vient depuis le jour de ton apparition,
à te montrer en ce langage par quels délires
furent marquées les heures où j’eus le sentiment
qu’il tenait à si peu que nous prenions le large.
Mais, tu le sais, je commerce avec les seuls mots,
au réveil il ne me restait qu’à les tracer
sans cacher leur misère, pour te manifester
mon rêve et ma chimère avec es quelques vers
bricolés sur l’ivoire de mon méchant clavier.

Hubert Nyssen, Eros in trutina

*choix de la lectrice de Carolyn Anderson

indélébiles

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« Comment exprimer l’amour, sans le river à notre peau, à nos circonstances? » (Andrée Chedid)

je ne sais que nous
que le souvenir de nous
pour parler d’amour

je ne sais que tes yeux
que tes mains que tes lèvres
toutes ces traces de toi

indélébiles
malgré

(avril 2011)

*toile de Bill Coleman

Un unique recueil pour Isabelle Maes

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:22

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On ne sait rien d’Isabelle Maes, sinon qu’elle est née en Belgique en 1975, qu’au moment de la parution de Lettres d’Ophélie (en 1995), elle vivait au Québec depuis dix ans et qu’on lui a décerné le prix Gaston-Gouin (remis annuellement à un auteur des Cantons de l’est) pour ce recueil de nouvelles. Un recueil inégal, où le cliché côtoie des images plus réussies, le temps de dix-sept nouvelles où la jeune auteure exploite le mythe d’Ophélie à sa manière. Un recueil qui n’est pas sans intérêt mais qui manque de fini, dont on a oublié de polir des coins, ce qui fait qu’on en sort avec un brin d’insatisfaction voire d’agacement, malgré deux nouvelles qui se démarquent des autres, dont une raconte l’histoire d’une gamine vendue par son propre père à un pédophile, qui vous donnera un frisson d’horreur.

Il y avait dans ce recueil d’Isabelle Maes quelques indices nous laissant croire que l’auteure avait suffisamment de talent et d’imagination pour continuer à écrire. Mais curieusement, elle semble s’être volatilisée du panorama littéraire québécois après y avoir fait une incursion le temps d’un seul livre.

Les iris jaunes du mardi

Filed under: Vos traces — Lali @ 13:29

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Ceux du jardin de Lou qui font rêver la Montréalaise que je suis alors que le printemps tarde, tarde… à mon grand désespoir.

Lecture pascale

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:40

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Un lecteur comme seul sait en dénicher Armando au hasard de ses promenades dominicales…

Ce que mots vous inspirent 391

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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[…] peindre, c’est se souvenir. (Orhan Pamuk)

*toile de Marianna Sztyma

Rangés dans ce petit livre

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:35

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Vos textes sont tous là. Rangés dans ce petit livre. Ces textes que vous avez déposés sur la première toile de la cinquième année d’En vos mots. Ces textes qui m’ont touchée et qui me font aimer cette catégorie d’une façon bien spéciale. Comme on aime un enfant.

Merci encore une fois pour vos mots, vos histoires. Et rendez-vous dimanche pour a suite!

*toile d’Alexis Evstigneev