Lali

12 avril 2011

Les sonnets de Shakespeare 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

roa-israel.jpeg

Sonnet LXXV

Tu es pour mes pensées tel l’aliment pour vivre
ou telle une ondée pour le sol, douce, opportune
ou pour la paix de toi le combat que je livre
est tout pareil qu’entre un avare et sa fortune

là fier comme un qui jouit, et sitôt redoutant
pour son trésor que le temps vienne s’en saisir
là mieux content d’être seul avec toi, l’instant
d’après plus heureux si chacun voit mon plaisir

parfois tout rempli de ta vue dont je festoie
et bientôt affamé d’un regard à crever
ne possédant ni ne poursuivant d’autre joie
sauf ce qui vient de toi ou doit t’être enlevé

tel je languis et me repais jour après jour
glouton de tout de tout privé tour à tour.

William Shakespeare, Sonnets (traduction de Bertrand Degott)

*choix de la lectrice du peintre chilien Israel Roa

Étoile du soir, espoir

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 19:39

grande-peur.jpg

« … il n’est jamais trop tôt pour poser, se poser, les vraies questions, les interrogations premières qui maintiennent le cœur en éveil, et empêchent de prendre son parti de l’injustifiable », affirme Claude Roy dans la préface de La grande peur sous les étoiles, un album écrit par Jo Hoelstandt et illustré avec sobriété par Johanna Kang.

Et de cet album qui relate l’histoire d’une amitié brisée par la guerre entre deux petites filles, dont l’une était juive et disparaît au cours d’une rafle, on retient la peur. Mais on retient aussi ce bonheur qu’Hélène et Lydia avaient d’aller à l’école ensemble, de jouer, de se chamailler et de se réconcilier. Toutes ces choses qui n’existent plus et qui font qu’il faut du temps pour ne plus détester les étoiles. Toutes ces choses dont Hélène, la narratrice, se souvient à l’heure de la vieillesse où elle attend toujours, malgré tout, un signe de son amie disparue. Car étoile du soir, espoir.

Sourires de saison

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 16:21

arribas-beatriz.jpg

J’ai croisé un père qui enseignait à son jeune fils les rudiments du vélo tandis que des outardes qui rentraient du sud m’accompagnaient de leurs cris. Dans un parterre, j’ai vu des tulipes préparer leur naissance. Plus loin, un voisin retirait les housses de ses cèdres nains. Et j’ai souri. Le printemps s’installe petit à petit.

Et je suis rentrée retrouver mes livres. Ils sentaient bon la saison tant espérée.

*toile de Beatriz Arribas

Ah le printemps!

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:22

2011-03-26-0185.jpg

lali-img_0043.jpg

Il donne envie à certains d’afficher leur joie à même leurs vêtements, ce qu’Armando, qui a l’œil et le bon, a bien sûr remarqué!

Ce que mots vous inspirent 381

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

jimenez-y-aranda-luis-2.jpg

La simplicité est en définitive très difficile à atteindre. Elle repose sur l’attention, la pensée, le savoir et la patience. (John Pawson)

*toile de Luis Jimenez y Aranda