Lali

16 avril 2011

Les vers de Léopold 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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C’est un des livres préférés de mon oncle que la lectrice de l’artiste Francis John Wyburd a ouvert ce soir. Un livre que je n’avais pas osé ouvrir depuis son décès, il y aura un quart de siècle dans quelques mois. Un livre que je n’avais pas oublié, pas plus que son auteur, le grand, le très grand Léopold Sédar Senghor. C’est donc son Œuvre poétique (éditions du Seuil, 1990) que les lectrices du soir auront le loisir de parcourir pendant quelques soirs, un recueil duquel celle d’aujourd’hui a tiré ces vers :

Je suis seul

Je suis seul dans la plaine
Et dans la nuit
Avec les arbres recroquevillés de froid
Qui, coudes au corps, se serrent les uns tout contre les autres.

Je suis seul dans la plaine
Et dans la nuit
Avec des gestes de désespoir pathétique des arbres
Que leurs feuilles ont quittés pour des îles d’élection.

Je suis seul dans la plaine
Et dans la nuit.
Je suis la solitude des poteaux électriques
Le long des routes
Désertes.

Les mémoires d’Irene

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:14

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Irene Opdike ne pourra jamais oublier qu’un jour elle a assisté à la plus terrible des scènes : celle d’un soldat lançant dans les airs ce qu’elle avait pris pour un oiseau avant de lui tirer dessus. Au sol, des langes ensanglantés. C’était un nourrisson.

Et à cause de cette scène et parce que vint une époque où on a mis en doute les arrestations massives, les pillages, les camps, les crématoires, il lui a fallu témoigner. Pour que ne se perdent pas ces souvenirs douloureux avec lesquels elle a vécu pendant quarante ans. Ces souvenirs de jeune fille de 17 ans, étudiante infirmière dans une Pologne envahie où elle a été violée par des soldats russes, de celle qui, pendant six ans, changea d’identité, de ville, de métier pour survivre. Toujours en fuite.

Irene Opdyke a pris des risques, elle n’a fait que ça, tout en sachant que ceux-ci pouvaient lui coûter la vie. Et c’est ainsi qu’elle a sauvé douze personnes en les cachant dans la cave du militaire allemand à qui elle servait de gouvernante et en aidant ceux à qui elle avait permis d’échapper en les emmenant dans la forêt et qu’elle approvisionnait du mieux qu’elle pouvait.

Si elle est encore en vie aujourd’hui pour témoigner de tout ceci, c’est presque un miracle. Elle qui, à la fin de la guerre, n’avait plus de patrie, la Pologne ayant été presque rasée de la carte, elle qui avait connu l’amour dans la résistance et qui avait vu son fiancé mourir la veille de leur mariage, elle qui ne savait plus où étaient les siens et qui a été arrêtée en les cherchant, elle qui a été sur tous les fronts, qu’on a violée, battue, enfermée, mais aussi aidée, a choisi de dire, de se dire, de ne rien taire de la monstruosité de cette guerre et de ceux qui l’ont faite. Et le témoignage émouvant et courageux que nous livre celle à qui Yad Vashem a décerné le titre de « Juste parmi les nations » vous bouleversera, j’en suis convaincue.

La Suisse croule sous les fleurs

Filed under: Vos traces — Lali @ 16:36

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Comme a pu le constater Denise qui a fait le tour des jardins!

Daphné, une belle surprise

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 13:39

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J’avoue : je ne suis pas une grande fan de la chanson française actuelle (et encore moins de la chanson québécoise). Je trouve que dans les deux cas elle s’enlise dans la facilité musicale, de un. Mais ce n’est pas tout. C’est encore pire quand il s’agit des paroles. Voilà deux bonnes raisons de me laisser bercer par des langues étrangères. Mais bon, il y a parfois des surprises. Et Bleu Venise de Daphné en est une.

Totalement autodidacte, Daphné compose ses propres musiques et écrit elle-même les paroles de ses chansons. Ce n’est pas courant déjà. Et elle le fait bien. Avec juste ce qu’il faut pour accrocher l’oreille et le cœur.

« Daphné oscille du côté des styles musicaux entre la pop hexagonale, le folk avec quelques bouts épars d’electro; du côté des influences culturelles entre l’exotisme délibéré, la semi-espagnolade et la chanson néo-réaliste française, faisant de sa musique une macédoine particulièrement variée et parfois déroutante », a écrit à propos d’elle Nikita Malliarakis dans Music Story.

C’est probablement vrai. Moi, je sais seulement que je suis conquise par celle qui me rappelle un peu Mathilde Santing à ses débuts. Et aussi que j’ai envie de vous faire écouter Portrait d’un vertige.

Beauté bruxelloise

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:13

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Pas étonnant qu’Armando fasse la cour aux fleurs quand on voit les merveilles qu’il trouve au hasard de ses promenades bruxelloises!

Suite demain, même heure, même blog

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Il y a du café, des crayons, des feuilles de papier, une machine à écrire, des dictionnaire. Tout ce qu’il faut pour écrire, quoi. Il ne vous reste plus qu’à jeter un œil sur la toile de la semaine et à vous mettre à la tâche. À moins que ça ne soit déjà fait? Suite demain, même heure, même blog.

*toiles de Christopher Stott

Rhume de printemps

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 7:32

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Vous savez ce qu’il y a de plus insultant avec un rhume de printemps? C’est quand il survient sans printemps… Et voilà une semaine que je me bats avec ce dit rhume, délaissant mes livres et la lecture de blogs amis parce que je suis au bout du rouleau, fatiguée de tousser, de moucher.

Et comble de malheur, je n’ai pas vu la moindre tulipe ouverte sur mon chemin pour compenser!

Allez, encore une journée de repos. Demain, ça ira mieux, foi de Lali.

*toile d’Anna Shesterikova