Lali

19 avril 2011

Les vers de Léopold 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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À la négresse blonde

Et puis tu es venue par l’aube douce
Parée de tes yeux de prés verts
Que jonchent l’or et les feuilles d’automne.
Tu as pris ma tête
Dans tes mains délicates de fée,
Tu m’as embrassé sur le front
Et je me suis reposé au creux
De ton épaule,

Mon amie, mon amie, ô mon amie!

Léopold Sédar Senghor, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Sun Wengang

Un narrateur et ses démons

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 20:51

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Dès les premières pages, alors que le compte à rebours commence, l’auteure ayant donné à chaque chapitre l’heure précise des événements en cours en guise de titre, on sait que ça va mal finir. La vie dissolue du personnage principal, Hugues, qui fait office de narrateur omniscient s’adressant à lui-même en se tutoyant, n’est qu’une suite de fuites. Ex-journaliste, ex-mari, ex-père de famille, ex-concubin, ex-lui-même, il n’a plus rien devant lui qu’une poignée de pilules, des cigarettes et des bouteilles d’alcool pour venir à bout de ses journées inlassablement identiques, sans issue de secours. Seule sa mère semble encore croire qu’il sortira de sa désespérance et de sa procrastination alors que même son miroir lui dit le contraire. Tout comme son linge sale accumulé et éparpillé.

Chaque chapitre est à la fois un constat double : les gestes effectués à cette minute précise (chemise qu’il enfile, verre qu’il se sert, achats, etc.) et les souvenirs dans lesquels il plonge. Sa vie avec Marie. La mort de son père. La naissance de son quatrième enfant. Ses rêves de devenir écrivain. Mais il est trop tard pour rêver, pour imaginer que demain la vie sera différente. Et si Hugues ne le comprend pas tout de suite, le lecteur lui le sait. Lui qui le suit pas à pas et qui a envie de le secouer même s’il sait que ce geste serait vain. Comme il sait que tout ça finira mal grâce à la savante construction de Régine Vandamme dont j’avais tant aimé À voix basse, laquelle sait petit à petit nous mener vers l’inéluctable.

Un roman réussi à tous les points de vue, mais dans lequel ne pas plonger si vous ne vous sentez pas apte à lire ce à quoi peut ressembler la déchéance d’un être humain.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Après-midi à la ferme

Filed under: Signé Chantal,Vos traces — Lali @ 14:14

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C’est à la ferme du Fourchet, à deux pas de la forêt de Lunain, pas très loin de son Fontainebleau chéri, que Chantal nous emmène cet après-midi. Vous venez?

Au château de Grand-Bigard 1

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:46

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Au château de Grand-Bigard, jusqu’au 8 mai prochain, il n’y en a a que pour les fleurs. C’est en effet l’heure des floralies annuelles qui en sont à leur huitième édition. Une invitation à laquelle a répondu avec empressement Armando, le séducteur des fleurs par excellence. Il a d’ailleurs rapporté de sa visite au château nombre de photos qui font rêver, dont une partie pour le pays de Lali.

Voici donc les premières de cette série de rêve… qui va vous donner envie de vous rendre sans tarder en Belgique.

Ce que mots vous inspirent 386

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Le poète dépend du monde comme la fleur de sa tige. Il passe sa vie à chercher l’équilibre, à répartir son poids, et c’est de cet exercice de jongleur que naissent les images, ces passerelles amovibles jetées au-dessus de l’abîme. (Ferenc Rákóczy)

toile d’Erich Glette