Lali

25 mai 2011

Les vers de Bernard 2

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Villes-îles

Montréal comme Paris commence par une île
avec ses ponts et ses couloirs souterrains
avec ses lettres ses messages et ses voies

bientôt le train franchira la destination de ce texte
dans le vide infini de l’imagination

autopsie d’un port oublié
les vocables poignardent les souvenirs
avec un son mat

tels des paparazzi
à dévorer la star des clichés
nous vivons comme un récit
avec l’art de mettre des règles aux symboles

lire de haut en bas
de gauche à droite
mais aussi en profondeur
les fenêtres les murs les êtres

découvrir partout des poèmes
que le réel laisse paraître
dans la forêt des mots
écrits comme l’on rêve
dans la langue des amants

un hymne aux présences innombrables
s’égare dans la ville
se perd dans ses matières
et s’y grave

on transforme le vécu en pensée
et pour ramener l’abstrait à de simples caractères
on en admet l’existence
comme si écrire était seulement
tenter de s’approcher
de ce que l’on pourrait avoir à dire
soi-même

alors le texte inatteignable s’éteint avec soi
quelque part dans l’eau qui fait que la Terre est une île
comme le font en nous les liquides des corps

Bernard Pozier, Scènes publiques

*choix de la lectrice de Gershon Benjamin

Rue du Cherche-Midi

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:37

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Avec Cherche-Midi, Catherine Clément a ouvert la porte sur un pan de son passé qu’elle avait toujours eu du mal à aborder, parce que la souffrance, elle le savait, allait prendre toute la place dès qu’elle tournerait la poignée, dès qu’elle entrerait dans l’appartement de son enfance, rue du Cherche-Midi.

Rue du Cherche-Midi, où au bout de la rue, il y avait l’hôtel Lutécia. Mais jamais ses grands-parents ne rentrèrent de déportation. Jamais ils n’attendirent les leurs à l’hôtel Lutécia. Rue du Cherche-Midi, il y avait de l’autre côté de la rue l’immeuble où vivait le Juste qui les sauva, sa mère et elle, plus d’une fois. Un homme qui a été bon pour eux, même s’il portait l’uniforme de la Wermacht. Rue du Cherche-Midi, il y a tous ces (ses) souvenirs.

Mais que faire d’eux? Comment les livrer sans les grossir? Comment les partager sans tomber dans le pathos? Comment ne pas s’encombrer des détails pour aller à l’essentiel? Tel était le défi de Catherine Clément quand elle a choisi d’ouvrir la porte de son enfance, de son adolescence, et même de sa vie de jeune femme, puisqu’à chacune des étapes de sa vie, la rue du Cherche-Midi était là, à veiller sur elle et à la faire trembler de peur. Oui, tel était là le défi.

Catherine Clément a choisi la sobriété tout en racontant les faits. Son histoire, comme celle de ses parents, de ses grands-parents, d’une époque, ou plutôt de plusieurs, alors que la rue du Cherche-Midi devient un lieu de passage obligé et non plus uniquement un lieu de douleur. Un témoignage bouleversant.

En arrivant à la maison

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 16:56

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Voilà la belle surprise qui m’attendait!

Le lys du jour 2

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:46

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Un lys de toute beauté pour lequel il faut remercier Armando. Vous le ferez?

Les fleurs de la rue des Écores

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 9:58

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Irrésistibles!

Ce que mots vous inspirent 412

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Un artiste doit vivre là où il a des racines ou là où il n’a aucune racine. (Benjamin Britten)

*toile d’August Hermann Knoop

En attendant le 33

Filed under: Mon Montréal,Scènes livresques,Signé Lali — Lali @ 6:44

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Pas besoin de dire 33… Juste de sortir un livre de son sac!

Bonnes vacances Armando!

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 0:00

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Profite bien du ciel bleu, du sable, des coquillages…

Et surtout, n’oublie pas de prendre quelques photos, comme tu le fais toujours quand tu es en Algarve, lesquelles nous font rêver — comme celle-ci d’ailleurs. Nous, pour rêver encore plus, nous écouterons de la musique portugaise tous les jours de tes vacances à minuit pile (heure de Montréal) à compter de demain, jour de ton départ, comme le veut désormais cette habitude instaurée il y a quelque temps afin de te « suivre » à notre manière pendant tes vacances. (Si jamais tu sens qu’on te surveille, ne t’inquiète pas, ce n’est que Pépé qui doit nous faire un rapport de tous tes faits et gestes au retour, et non pas Interpol.)