Lali

26 mai 2011

Les vers de Bernard 3

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Les yeux des papillons

dans les yeux des papillons le jour
il y a des ailes des têtes ds corps et des pattes
toutes les plumes des oiseaux des îles
toutes les robes des poissons des tropiques
tous les baisers des grands toucans
et les blasons des chevaux des légendes

sur la palette de leur mémoire
tombent les effluves des jardins envolés
les soleils butinés sur les tissus des femmes
et les maelströms perdus du ludique et du rêve

dans les ailes des paillons de nuit
il y a les yeux
qui regardent nos couleurs
tandis qu’on les épingle
et l’on voit bien qu’il n’y a pas d’homme
dans la douceur des courbes et la joie des lumières

seuls
au revers de nos yeux claires de chenilles mortes
s’assemblent
les somptueux animaux des désirs

Bernard Pozier, Scènes publiques

*choix de la lectrice de Konstantin Istomin

premiers pas

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vêtue d’encre de nuit
tes mots mêlés à ma peau
j’ai fait mes premiers pas
d’amoureuse

(mai 2011)

en réponse au poème du Cœur funambule

*toile de Franck Gervaise

Toute vie ne mérite pas qu’on la raconte

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:34

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Tout souvenir, toute vie hors normes ou mouvementée, ne fait pas nécessairement un bon livre. Et tout témoignage ne mérite pas d’être publié tel quel sans travail d’édition. Le récit de Josiane Kruger, Née d’amours interdites, publié chez Perrin, un éditeur spécialisé dans les romans, essais et récits historiques, aurait pourtant mérité qu’on y consacre un peu de temps et d’énergie : cela nous aurait donné un livre autrement plus étoffé.

Il n’est pas tout d’être la fille d’une mère française et d’un soldat allemand. Il n’est pas tout non plus de l’avoir appris par hasard ni d’avoir trouvé au fond d’une boîte les coordonnées d’un père à qui on écrira et qui nous visitera une fois. Il n’est pas tout de raconter sa vie, ses difficultés avec sa famille, ses déboires, ses déménagements, ses amours à la déroute, ses liens avec sa famille allemande.

Il aurait fallu bien davantage au récit de Josiane Kruger pour le rendre intéressant. Pour en faire quelque chose de moins décousu et de digne d’intérêt. Mais l’éditeur n’a pas pris le temps de guider l’auteure et le récit qu’elle nous offre n’a que très peu d’intérêt pour qui ne fait pas partie des 200 000 enfants nés dans les mêmes conditions et dont elle se fait ici la porte-parole.

Besoin de rire?

Filed under: Sur grand écran ou sur scène — Lali @ 15:19

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De temps en temps, on a juste besoin de rire. Du ridicule d’une situation. De personnages caricaturaux. D’une époque. Enfin, de tout et de rien. De rire, quoi.

Potiche, un film réalisé par François Ozon (connu notamment pour Huit femmes), mettant en vedette Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Lucchini dans les rôles principaux, est exactement ce qu’il faut pour combler ce besoin, surtout s’il pleut depuis plusieurs jours. Adapté d’une pièce de boulevard créée en 1980, le film raconte la rébellion des employés d’une usine de parapluies en même temps que celle de la femme du propriétaire de l’usine, qui est aussi la fille du fondateur de l’entreprise, lequel était apprécié et estimé par ses employés, ce qui n’est pas du tout le cas du patron actuel.

Profitant du fait qu’il est hospitalisé puis en croisière pour se reposer, Madame Pujol (Catherine Deneuve), qui en a assez d’être une potiche aux yeux de son mari (Fabrice Lucchini) en profite pour faire de l’usine ce qu’elle n’était plus : un lieu de création et humain. Une émancipation qui ne fera pas l’affaire de tout le monde, qui en écorchera quelques-uns au passage et qui la poussera à aller plus loin.

Ajoutez ici et là quelques éléments typiques au théâtre de Feydeau, comme qui est la fille de qui et qui est le fils de qui, et les quiproquos qui vont avec; une fille arriviste coiffée comme Farrah Fawcett dans Charlie’s Angels, une secrétaire qui est un mélange de Dolly Parton dans Nine to Five et de Melanie Griffith dans Working Girl; un fils à maman dont le look est calqué sur celui des chanteurs des années 70; un téléphone recouvert de moquette… Voilà pour l’ambiance. Si déjà vous ne riez pas avec tout ça, les dialogues et les situations se chargeront de faire le reste.

Vous l’aurez compris, Potiche n’a rien d’un film sérieux. Mais vraiment rien. Et c’est ce qui m’a plu. Beaucoup, beaucoup plu. J’ai même oublié qu’il pleuvait.

La bande annonce devrait vous convaincre de vous précipiter en salle si je n’ai pas réussi!

Le lys du jour 3

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 11:48

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Un lys de rêve signé Armando. En tout cas, moi il me fait rêver…

C’est pour bientôt…

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 9:14

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Décidément, tout pousse en même temps cette année!

Ce que mots vous inspirent 413

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Les compromis sont provisoires. [Jérôme Garcin]

*toile d’Helen Katharine Forbes

À l’heure du Portugal 99

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Cristina Branco interprétant Uma outra noite

*choix de la lectrice de Lucien Mainssieux