Lali

4 mai 2011

Quelques poèmes de Carlos 5

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Beijo-flor

Le baiser est-il fleur
dans le massif
ou désir dans la bouche?
Tant de baisers naissants
et cueillis
dans le calme du jardin
aucun baiser baisé
(comment baiser le baiser?)
sur la bouche des filles
et c’est là qu’ils sont
en suspension
invisibles.

Carlos Drummond de Andrade, La machine du monde et autres poèmes

*choix de la lectrice d’Elena Arcangeli

Imaginez le pire

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 19:47

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Imaginez le pire. Oui, le pire, dis-je, car dans chacune des six nouvelles d’Astrid Éliard réunies sous le titre Nuits de noces, c’est chaque fois le pire qui survient. Le détail qui prend tellement d’importance qu’il fait tout dérailler.

Ce n’est donc pas à des nuits de noces joyeuses, festives ou sensuelles que nous convie l’auteure, mais à une série de catastrophes bien dosées avec juste ce qu’il faut pour qu’elles soient plausibles. Un recueil cynique et plein d’imagination qui m’a ravie par son écriture et son sens des personnages.

À ne pas offrir à de futurs mariés, il va sans dire.

Les fleurs de Nyon

Filed under: Vos traces — Lali @ 17:43

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Photographiées par Denise à l’occasion d’une de ses promenades.

Charlotte

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 15:49

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Il y a huit ans, elle était fière d’annoncer ses 63 ans que personne ne lui donnait. Fière de sa fille aînée qu’elle avait eu hors mariage à l’âge de 21 ans, à l’heure où ça ne se faisait pas. Fière d’avoir tenu tête à son père qui occupait un haut poste dans un ministère. Fière d’avoir été parmi celles qui ont brûlé leur soutien-gorge au nom du féminisme. Fière d’avoir quitté un mari alcoolique, malgré leurs deux fils en bas âge. Fière d’avoir élevé seule ses trois enfants. Fière de tellement de combats que je n’imaginais pas la profondeur de ses failles.

Et pourtant, il y a huit ans, malgré enfants, petits-enfants, amis nombreux, bénévolat, lecture, ateliers de ci et de ça, elle aurait aimé que. Une dernière fois. Malgré ses 63 ans. Tenir la main de quelqu’un. Ne pas vieillir seule. Et se voulant résolument moderne, elle a fait ce que les plus jeunes faisaient. Grâce à un site de rencontres, elle a prit quelques repas au restaurant, elle est partie en weekend avec plus jeunes ou plus vieux.

Elle n’était jamais « celle ». Aucun ne fut jamais « celui ». Malgré les étincelles. Malgré les deuxièmes et troisièmes rencontres. Il y avait d’un côté ou de l’autre quelque cloche qui clochait. Mais Charlotte jamais ne se découragea. Il y avait quelqu’un pour elle. Pour ses vieux jours. Elle y croyait si fort.

Je n’ai pas vu Charlotte depuis août 2004. Elle venait d’avoir 64 ans. Elle ne les faisait pas. Il paraît qu’elle ne fait pas plus ses 71 ans mais qu’elle a arrêté son compteur à 66 ans et que c’est sous cet âge qu’elle se présente aux prétendants potentiels. Parce que, paraît-il, c’est l’âge maximum pour rencontrer l’âme sœur. Élise ne savait pas s’il fallait en rire ou en pleurer quand elle m’a parlé de Charlotte. Ou l’un et l’autre. Nous qui avions tant admiré Charlotte, son intelligence, sa force de caractère, son énergie à toute épreuve, n’avons rien ajouté. Nous savions sans le dire à haute voix que nous ne voulions pas vieillir comme elle.

*toile de Théobald Chartran

Voyage à Arles 1

Filed under: Vos traces — Lali @ 12:51

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Lou était à Arles à l’occasion des vacances pascales et elle en a profité pour se promener appareil photo en main. Voici donc le premier volet de cette série consacrée à celle dont le nom provient du mot celte Arelate, signifiant lieu situé près de l’étang. Vous y découvrirez des musiciens venus de Montréal (Aude) et de quoi vous donner faim!

Les tourterelles de Chantal

Filed under: Signé Chantal,Vos traces — Lali @ 10:03

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En voilà deux qui vivent un « amour protégé ». Ou plutôt « sous surveillance ». Ce qui n’a pas l’air de leur déplaire.

Ce que mots vous inspirent 397

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Vous pouvez avoir été caressé par une main, une lèvre, un corps mais aucune caresse ne reflète autant votre âme comme la larme qui glisse. (Mia Couto)

*toile de Federico Zandomeneghi