Pour celle qui aimait la montagne 8
C’est la lectrice de l’artiste vietnamien Phung Pham qui est venue me rendre visite ce soir. Pas longtemps. Juste le temps de se laisser envahir par la poésie d’André Velter et de son recueil L’amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit et de laisser le livre ouvert sur la table.
Quelque tendresse que j’y mette, et même une fervente douceur, je me heurte sans cesse à ta présence désincarnée, à ta présence qui force les prodiges, déchaîne les images. multiplie les éclats.
Comment croire que tu me guettes, que tu m’escortes, que tu te joues d’un réel qui sans toi serait moins qu’une chimère? Comment céder à ce miracle de toi qui peuples les rues de tournesols, pose un papillon sur mon épaule et fait merveille à contre-mort?