Les mots de Francis D. 8
Et tout était dans ce vœu signé Francis Dannemark. Ce vœu qui était sien. Ce vœu qui lui nouait parfois le ventre. Ce vœu qui la faisait tantôt avancer tantôt reculer. Ce vœu écrit par un autre mais qui était celui de la lectrice de Kim Roberti.
Vœu
Après la longue course.
Après la torpeur des petites villes somnambules,
après la splendeur des cités perdues.
Après le déluge,
après les pluies trop fines qu’on voit à peine.
Après le briquet vide qu’on n’a plus qu’à jeter,
après la forteresse volante qui explose
et disparaît en milliers d’éclairs.
Après les jours et les jours.
Après la longue course
où les nuits même sont de longues journées.
Après tout. Après tout et rien maintenant,
laisse-moi m’étendre près de toi doucement,
sous le volcan éteint du ciel.