Lali

27 août 2008

Les mots de Francis D. 15

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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C’est toujours d’un bonheur incomparable dont il s’agit quand, au détour d’une page, les mots qu’on n’espérait pas trouver, s’étalent, prennent toute la place. C’est ce bonheur qui a frappé la lectrice de Pamela Papas de plein fouet. Le bonheur né des vers de Francis Dannemark dans La grande course.

Pour répondre à une question

Si tu devais t’en aller,
j’irais poser ma pâle figure sur le clocher
et y ferais fondre de mes larmes le coq
et toute la basse-cour des anges.
J’attraperais la fièvre annamite,
kidnapperais hagard douze dames obèses
et les nourrirais exclusivement d’escargots albinos.
Je raconterais à mes chiens fous des fables tristes,
Je remplirais de paille et de poussière
mes épaules, mes poches et mes mains vieilles.

Si tu devais t’en aller,
je ne saurais plus jamais rien de l’enfance,
je dormirais les bras en croix sans fermer l’œil,
ferais de loin l’amour à des femmes aveugles
et ne leur dirais rien qui vaille.

Je m’appellerais caillou, rocher,
je laisserais le temps m’user cruellement.
Puis j’irais, n’importe où,
te rechercher
.

Tu m’aimes?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 23:08

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-Tu m’aimes?
-Oui.
-Un peu?
-Plus que ça.
-Beaucoup?
-Encore plus.
-Passionnément?
-Beacoup plus.
-À la folie?
-Je t’aime plus encore que j’aime les livres.

Et c’est à cette minute qu’il sut qu’il n’aurait plus à poser cette question à la lectrice peinte par Sophie Fattal

Et parfois, je lui ressemble

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 22:18

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Il aime tellement la nuit qu’il lui arrive de se coucher tôt pour pouvoir se lever au beau milieu de celle-ci pour en profiter. Le personnage peint par José Segrelles sort alors des livres, se met à écrire des pages et des pages. Plus rien ne l’arrête. Il est dans le bonheur de la noirceur bienveillante. Comblé. Et parfois, il en oublie même que le jour va venir tant il est dans une idée qu’il lui faut développer. Et parfois, je lui ressemble.

Maria Lourdes

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 21:15

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J’ai vu des enfants en photo quand ils n’avaient six et sept ans. J’ai aussi vu la cape qu’elle qu’elle est en train de tricoter pour sa petite-fille de quatre ans. Et la photo de son mari quand elle m’a emmenée au mausolée un samedi matin. Je sais aussi que son fils ne voit plus, ne marche plus, qu’une méningite a modifié le cours de sa vie il y a 27 ans, alors qu’il avait 17 ans. Je sais qu’elle va passer toutes ses journées avec lui, maintenant qu’elle a pris sa retraite. Où elle a travaillé pendant un quart de siècle, où elle a habité en arrivant ici, où elle vit maintenant et même où elle a un appartement, près de Lisbonne.

Je peux la croiser trois jours de suite à l’arrêt d’autobus et faire un bout de trajet avec elle, et ne plus la voir pendant plus d’une semaine. Bien sûr que je pourrais lui téléphoner : j’ai son numéro de téléphone. Mais j’attendrai qu’elle me dise que je peux le faire. Je ne m’immisce pas dans la vie des gens. Et pourtant, j’aime quand Maria Lourdes me parle du Lisbonne où elle a grandi. J’aime quand elle me parle avec gourmandise de la cuisine de son pays natal. Des odeurs de cette ville. Du Taje. De Porto où son frère vit.

Le reste, je l’imagine. Les livres qu’elle ne lit peut-être pas. Un décor qui ressemble à celui de la lectrice d’Albert Reuss, mais qui n’a peut-être rien du sien.

Je ne sais que ce qu’elle me raconte quand je la rencontre. Et pourtant, je l’ai croisée souvent, des semaines même, avant que je ne lui adresse la parole. Ce jour-là, elle portait un t-shirt avec le drapeau du Portugal.

Ils devaient lire à tour de rôle

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:13

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Ils avaient choisi les livres. Ils devaient lire à tour de rôle. Mais le temps pour elle de préparer le café et d’apporter les tasses, le lecteur de Nancy Campbell s’est endormi, les livres sur la table à café.

Malgré sa déception, elle n’est pas moins attendrie de regarder son grand gaillard dormir. N’avait-il pas choisi pour ce soir une soirée mère-fils comme autrefois?

Elle tirera un livre de la pile derrière elle. Pas question de toucher à un de ceux qui étaient promis à une lecture à deux voix.

Jusqu’à la fin de leurs jours

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:23

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C’est un lac, c’est une rivière, c’est un bras de mer qui entre dans les terres, ce n’est pas vraiment important. C’est le lieu où elle l’attend, fictif ou réel, mais qu’il saura trouver. Il n’aura qu’à laisser parler son cœur. Rien d’autre. La lectrice de Rene Goorman lui soufflera le chemin. Et dans cet ailleurs qui n’existe que pour eux, elle sera là. Jusqu’à la fin de leurs jours.

Des fleurs qui font des clins d’œil

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 18:25

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Bien sûr que je regarde partout. Au sol. Sur les balcons. Derrière les haies. Il n’y a pas d’autre façon de dénicher des fleurs qui font des clins d’œil.

Pour illuminer l’après-midi

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 15:22

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Pour aucune autre raison… À moins que vous n’en ayez une autre à me suggérer?

Variations sur un même thème

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 13:12

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Et si le thème nous plaît, pourquoi en chercher un autre? Les musiciens font bien des variations. Pourquoi pas moi?

Armando n’oublie pas le pays de Lali

Filed under: Signé Armando,Vos traces — Lali @ 8:17

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Si vous avez aimé mes clématites, je crois que vous apprécierez aussi, et sinon plus, celles d’Armando, ici, qu’il dédie à notre amie Géraldine. Heureusement, il n’a pas oublié de prendre quelques photos pour le pays de Lali, comme celle-ci… Affaire à suivre!

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