Lali

12 août 2011

Les vers d’Alejandra 7

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Qui éclaire

Lorsque tu me regardes
mes yeux sont des clefs,
le mur a des secrets,
ma peur, des mots, des poèmes.
Seul toi tu fais de ma mémoire
une voyageuse fascinée,
une incessante flamme.

Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Belinda Del Pesco

La cliente

Filed under: À livres ouverts — Lali @ 20:53

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La cliente, c’est celle avec qui le narrateur fera connaissance, après avoir appris son existence au cours de recherches qui ne la concernent pas. Une fleuriste qui était déjà fleuriste il y a longtemps, plus précisément pendant l’Occupation. Une fleuriste qui a dénoncé ses voisins juifs, des fourreurs, qui ne sont jamais revenus des camps, mais dont les descendants ont repris la boutique, laquelle est juste en face du magasin de fleurs.

La cliente, c’est celle qui de nos jours est cliente chez ceux qu’elle a trahis. Et comme le narrateur est lié à eux — ce sont des cousins de sa femme —, il n’aura de cesse de comprendre la ou les raisons qui ont poussé quelqu’un à commettre un tel geste. Au prix d’une enquête rigoureuse qui le mènera chez celui à qui elle a fait sa déclaration, qui lui racontera les dessous de cette révélation déterminante pour le sort de ses voisins, et après avoir harcelé sans relâche celle qu’il a voulu faire avouer, le narrateur se trouve confronté à une vérité bien loin de celle qu’il attendait.

Voilà un peu la trame du roman de Pierre Assouline. Un roman habilement construit, de la découverte inopinée du départ à une conclusion inattendue. Mais dont on ne saisit pas tout, à commencer par les raisons personnelles du narrateur de s’acharner sur quelqu’un dont il ne sait rien, ni du présent, ni du passé, dans sa détermination à comprendre un geste qui n’a rien à voir avec lui directement. Mais probablement cela est-il pensé. Comme si le romancier avait voulu nous présenter un narrateur dont on ne saurait rien, question de contrebalancer toute la place que celui-ci choisit de donner à celle qu’il poursuit. Un narrateur sans intérêt qui devient important, à ses propres yeux d’abord et ensuite aux yeux des autres, en devenant un justicier.

Encore des images de Burano

Filed under: Vos traces — Lali @ 14:50

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Vous avez tellement aimé les couleurs de Burano que Lou a décidé de vous en offrir d’autres!

La coquille

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 11:13

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Vous la voyez?

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Et là, vous la voyez toujours?

C’est normal. Il y a une quinzaine de panneaux comme celui-ci, près de la station de métro Langelier.

Ce que mots vous inspirent 469

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Les livres sont des tiroirs secrets et pourtant visibles, et sans serrure, où les hommes déposent parfois le meilleur d’eux-mêmes. (Léon-Paul Fargue)

*toile de Debbie Adams

Prendre un peu le large

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 6:03

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Prendre un peu le large. De l’ordinateur. Du quotidien. De Montréal. Car cette envie de fouler le sable, de me jeter dans les vagues, de ramasser des coquillages, de regarder au loin les bateaux. Cette envie d’être ailleurs. Pas vraiment loin, mais juste assez loin pour que les rêves prennent une autre couleur.

Prendre un peu le large. Quelques jours. Même pas une semaine. Plus que 75 heures avant de descendre l’escalier, sac de voyage dans une main, le passeport dans l’autre. Les yeux plus verts que d’habitude.

Là, à côté du lit, une pile de livres, comme autant de rendez-vous. Lesquels verront l’océan?

*illustration de Miguel Herranz