Lali

25 août 2011

Les vers de Vitorino 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

armstrong-ian-2.jpg

Romancier, critique, professeur puis directeur de l’université de Lisbonne, et fondateur de la revue littéraire La Revista de Portugal, le poète portugais Vitorino Némésio (1901-1978), qui a enseigné à Montpellier, a publié son premier recueil, La voyelle promise, en français.

C’est d’ailleurs à ce recueil, réédité à L’Escampette en 2000, réunissant le titre original et d’autres poèmes, que la lectrice peinte par l’artiste australien Ian Armstrong s’est intéressée. Elle en a d’ailleurs extrait ce texte :

L’allumette

L’allumette tira sa courte langue d’or
Dans l’obscur tout rongé des dents de mon silence;
Un seul vers impossible est le maigre décor
De cette ombre où la nuit épuise sa substance.
Du souffre la senteur comble le vide au vers
Qui coule comme une goutte au front de mes soucis;
Quand je ne serai qu’un peu d’horizon, un riche ver
En ma chair filera l’étoffe à cette nuit.

Aurelia Jane Lee, un nom à retenir

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 19:51

saisons-interieures.jpg

Dès la première des neuf nouvelles que contient le recueil Les saisons intérieures de la toute jeune Aurelia Jane Lee, qui signe là son cinquième livre (trois romans et deux recueils de nouvelles) en autant d’années, j’ai été conquise. Aurelia Jane Lee, à qui l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique a décerné en 2007 le prix Franz de Wever pour son deuxième roman, L’amour, ou juste à côté, aime la finesse, les regards, les non-dits et exploite ceux-ci avec sensibilité.

Le résultat : un recueil qui aborde des thèmes comme la mort et l’amour, des thèmes universels qui seront éternellement exploités, avec une manière bien à elle de le faire. En effet, dans chacune des nouvelles, qu’elle mette en scène un vieil homme qui chaque semaine achète des fleurs et emprunte un livre à la bibliothèque, les deux destinés à sa femme décédée ou un jeune garçon qui fait connaissance avec sa voisine, qui vient de sortir de l’hôpital après un combat avec l’anorexie qui n’est pas fini, Aurelia Jane Lee installe une ambiance et choisit un angle de biais pour nous proposer son regard sur les gens comme sur les situations.

Avec des phrases brèves qui font fi des détails inutiles, l’auteure construit patiemment des histoires qui vous chavirent le cœur quand la chute vient interrompre le cours des choses ou alors donner son sens à certains gestes ou regards. Un magnifique recueil où écriture sensible, sens de la narration et économie de détails nous donnent envie d’une seule chose : lire autre chose d’Aurelia Jane Lee.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge » et du Challenge de la nouvelle.

challenge.gif logo-challenge-la-nouvelle-2.jpg

Il suffit…

Filed under: États d'âme,Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 17:58

Il suffit d’un avion dans le ciel…

Il suffit des nuages franchis…

et d’un nouvel avion dans les nuages pour que je me mette à rêver…

La gare de Canfranc

Filed under: Vos traces — Lali @ 10:50

La gare de Canfranc est remarquable. Pas étonnant que Lou ait eu envie de la photographier afin de nous la faire découvrir. Pour connaître sa petite histoire, suivez ce lien.

Ce que mots vous inspirent 478

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

escobedo-louis.jpg

Il faut toujours que de la tête au cœur, l’itinéraire soit direct. (Yehudi Menuhin)

*toile de Louis Escobedo