Le recueil aux pages jaunies 10
Ce soir, nous fermerons le recueil de Saint-Denys Garneau. Non sans émotion. Ce soir, nous en lirons les derniers vers, choisis par la lectrice de Josep Cusachs y Cusachs :
Et jusqu’au sommeil perdu
Et jusqu’au sommeil perdu dont erre l’ombre
autour de nous sans nous prendre
Estompe tout, ne laissant que ce point en moi
lourd lourd lourd
Qui attend le réveil au matin pour se mettre
tout à fait debout
Au milieu de moi détruit, désarçonné, désemparé,
agonisant.