Lali

7 avril 2009

Le recueil aux pages jaunies 4

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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Quand elle a eu terminé la lecture des poèmes de Saint-Denys Garneau, la lectrice de Marie Wiegmann est restée longtemps debout, sans bouger, la main caressant le livre aux pages jaunies de ma jeunesse. Puis elle est partie. Elle avait laissé un signet entre deux pages pour indiquer son choix.

Parole sur ma lèvre

Parole sur ma lèvre déjà prends ton vol, tu n’es plus à moi
Va-t-en extérieure, puisque tu l’es déjà ennemie,
Parmi toutes ces portes fermées, sois fermée en ton marbre implacable.

Impuissant sur toi maintenant dès ta naissance

Je me heurterai à toi maintenant
Comme à toute chose étrangère
Et ne trouverai pas en toi de frisson fraternel
Comme dans une fraternelle chair qui se moule à ma chair
Et qui épouse aussi ma forme changeante.

Tu es déjà parmi l’inéluctable qui m’encercle
Un des barreaux pour mon étouffement.

S’aimer à Venise

Filed under: À livres ouverts,Mes lectures belges — Lali @ 21:37

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Ce n’est à la toute fin du roman de Francis Dannemark qu’apparaissent les mots qui donnent au roman son titre. Un entrefilet dans le journal, mais qui trouve tout son sens quand on y voit là une allégorie. Il est temps pour Françoise de faire la grève avec les traces du passé. Il est temps qu’elle arrête de s’en vouloir pour ce qui a eu lieu et pour ce qui ne s’est jamais fait. Il est temps pour elle de se laisser aimer, d’aimer Ludovic.

Venise, ville des amants. Ville qu’elle vit seule parce qu’elle n’était pas prête. Ville de personnages qu’elle croise. Qu’elle appelle dans la nuit pour se rassurer ou pour qu’on lui dise : «… on a tous derrière soi une vie plus ou moins chiffonnée, et des choses ratées, et des choses à se faire pardonner; mais qu’il ne sert à rien d’avoir peur et qu’en ne prenant plus aucun risque, on se retrouve à ne plus rien vivre du tout… »

Et tout est là, dans cette phrase ou dans celle-ci : « Quand à eux, leur histoire et leur géographie tiennent dans le territoire que parcourent leurs mains, leurs lèvres. Ce sont des caresses et des frissons, des chutes à deux dans la nuit des temps avec des étoiles bleues qui font tourner la tête. »

J’ai aimé La grève des archéologues. Et sans doute que je le relirais.

Ai-je changé?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 19:53

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Ai-je changé? a-t-elle dit en entrant dans mon bureau et en faisant abstraction du fait que j’avais devant moi trois dictionnaires ouverts et que je lorgnais derrière elle un autre que je pensais ouvrir pour confirmer une traduction.

Je la connais peu. Donc, si elle a changé, ce n’est pas moi qui pourrai le dire. Mais elle est là, dans mon bureau, c’est l’heure de SA pause (alors que je n’ai pas le temps d’en prendre une) et je dois tout arrêter pour répondre à sa question en quinze minutes.

Son chef ne la supporte plus. Son mari non plus. Et ses enfants. Et son chat. Et sa voisine. Qu’elle se taise ou qu’elle dise ce qu’elle a à leur dire, personne ne veut plus entendre ses mots ou écouter ses silences.

Ai-je changé? me dit-elle encore. Comment lui demander si avant elle disait bonjour aux gens en les abordant et si elle demandait s’ils avaient quelques minutes à lui consacrer? Et pourtant, le problème esit peut-être là. Quel patron, quel conjoint, quel enfant, quel voisin, quel chien serait aimable avec quelqu’un qui ne salue jamais?

*toile de Laura Smith

La fenêtre ouverte

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 17:14

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Quel bonheur que de pouvoir enfin ouvrir les fenêtres. Lilas, qui en a été témoin à distance, vous le dira : de là-haut on entend les enfants rire et jouer. Et tout ce qu’on a envie de faire, c’est de sourire et de se pencher à la fenêtre pour participer à leurs jeux même de loin. Oui, que bonheur que celui d’ouvrir la fenêtre et d’entendre la joie monter jusqu’à moi, malgré les quelques flocons de neige qui fondent au sol!

Un signe qui ne trompe pas!

Filed under: Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 15:06

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Quand on étend ainsi sa lessive dehors, c’est signe que le printemps est là, non?

La suggestion du 7 avril 2009

Filed under: Couleurs et textures,La suggestion du jour — Lali @ 12:00

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Et si, ce midi, nous allions, en compagnie du lecteur signé Hector H. Hernandez, à la découverte des arts en commençant par ce blog?

Loin des regards

Filed under: Scènes livresques,Signé Armando,Vos traces — Lali @ 10:05

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Est-ce elle qui s’est cachée derrière les arbres pour lire en paix? Est-ce Armando qui s’est dissimulé derrière un bosquet pour ne pas éveiller son attention? Les photographes n’avouent jamais leurs secrets.

Le lecteur qui a failli oublié de descendre

Filed under: Mon Montréal,Scènes livresques,Signé Lali — Lali @ 8:20

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Qui donc lira ce matin dans l’autobus? Et que lira-t-il? Sera-t-il jeune comme ce lecteur? Se précipitera-t-il comme lui pour sortir constatant qu’il allait rater son arrêt?

Peut-être aurez-vous envie de faire comme eux?

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Les personnages peints par l’artiste Nickolai Kalmykov seraient-ils en train de décortiquer la phrase déposée mercredi dernier afin que ceux qui ont envie de la commenter puissent le faire tout à leur aise, puisque les commentaires ne seront validés que demain? Peut-être aurez-vous envie de faire comme eux?

Reflets

Filed under: Signé Chantal,Vos traces — Lali @ 6:08

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C’est à Chantal que nous devons notre promenade matinale. Question d’aller voir les reflets et peut-être de faire des ronds dans l’eau…