Lali

19 juillet 2006

Le surréalisme, l’accent et la tendresse d’Arno

Filed under: Trois petites notes de musique — Lali @ 21:37

arno

Il y a dans la voix éraillée d’Arno un peu de Tom Waits, mais il y a surtout cet accent qui m’emmène loin, très loin, à Bruxelles, je crois bien.

Et ce soir, j’écoute pour la énième fois French Bazaar et comme chaque fois je me réjouis du surréalisme d’Arno. Un surréalisme pourtant lucide et qui sait chaque fois m’étonner au détour d’une phrase. Entendue déjà, mais perçue autrement.

Et quand il chante Voir un ami pleurer, à sa manière, il sait m’émouvoir autant qu’il me fait sourire dans La vie est une partouze. Et quand le CD se termine sur Sarah, je n’ai qu’une envie: le laisser aller en boucle.

Et c’est ce que je vais faire, en continuant de naviguer à la recherche de lectrices qui ont inspiré des artistes.

Le bonheur, ce soir, c’est le regard d’Arno sur la vie, lui qui se confiait en mars dernier au journal Voir en ces mots: « Quand je suis à Montréal, je me sens comme quand je suis à Bruxelles, qui est ma ville d’adoption. On parle plein de langues dans votre ville également. Je ne dis pas ça parce que je parle avec vous, mais quand on me demande où j’aimerais habiter, je dis toujours Montréal. Presque tous les Belges adorent Montréal. On y retrouve le même côté surréaliste. »